La Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) et The Boxoffice Company (Webedia), société éditrice du site AlloCiné, ont mis en commun leurs efforts pour produire et promouvoir une série de vignettes vidéo de 2 minutes dans le cadre de la campagne #OnIraTousAuCinema. Olivier Nakache et Éric Toledano, duo de réalisateurs emblématiques du cinéma français, sont à l’affiche du tout premier épisode publié ce 17 avril.
Dans ces séquences tournées en situation de confinement, des talents français et internationaux célébreront l’expérience unique de la salle de cinéma en partageant leurs souvenirs, leurs coups de cœur et leur désir de retrouver le chemin des salles obscures, dès que les conditions sanitaires et les directives gouvernementales le rendront possible.
Archives pour la catégorie Confiné.es pour un temps, Cinéphiles tout le temps !
« Charles Pathé et Léon Gaumont, deux prétendants un empire » d’Emmanuelle Nobécourt et Gaëlle Royer
Replay TV5 Monde Ici
Il serait difficile de tenter un résumé de cette épopée, car il s’agit véritablement de cela. Le surpassement de l’un vis à vis de l’autre a poussé ces deux hommes ambitieux au sommet, et ils ont su aussi s’attacher les bonnes personnes à leurs côtés (Alice Guy, Louis Feuillade) et en entraîner bien d’autres dans leurs aventures (tels Georges Méliès, Max Linder, Abel Gance, …)
Une foule d’innovation technologiques sont présentées, tant pour les procédés de l’image et du son, que pour les projections – depuis les débuts lors des projections foraines jusqu’à la construction du Gaumont Palace.
Mais mesure-t-on vraiment à quel point ils étaient visionnaires ? Mesure-t-on leur importance pour la naissance d’une véritable industrie cinématographique aux Etats-Unis ? Cet excellent documentaire vous permettra de vous en rendre compte.
« Le Frère le plus futé de Sherlock Holmes » de Gene Wilder
« Le Frère le plus futé de Sherlock Holmes » de Gene Wilder
Rattrapage encore possible en VàD sur Arte.tv
(et clin d’oeil à « La Rose Rouge »)
En décembre dernier le groupe de programmation de notre Ciné-quartier Mouton Duvernet avait porté son choix sur « Les producteurs » de Mél Brooks, moment qui a été donné à beaucoup de redécouvrir Gene Wilder.
Aussi, nous avons été quelques-uns à guetter la diffusion d’une de ses réalisations sur Arte, où il tient l’un des rôles principaux : « Le Frère le plus futé de Sherlock Holmes« .
Une impression Monthy Phytonesque m’a largement interpellée. Je me suis s’interrogée sur l’influence des uns vis à vis des autres, notamment par rapport au « Sens de la Vie » lorsque j’ai vu de la scène où le bras droit de Moriarty s’empiffre à ses côtés, « Sens de la vie » qui sera tourné en 1983 (« Le Frère le plus futé de Sherlock Holmes » en 1975)…mais là, je laisse les spécialistes se prononcer. Redécouvrez Marty Feldman, qui oeuvra d’ailleurs à la télévision britannique, notamment auprès des futurs Monthy Python.
France 2 a rediffusé, et grand bien lui en a pris, « Un éléphant ça trompe énormément » d’Yves Robert.
Quel rapport avec Gene Wilder me direz-vous, et bien une autre influence, mais celle-là totalement avérée : Gene Wilder a commis le remake américain « La fille en rouge« . A priori, les avis sont partagés, et il est vrai qu’à voir la bande annonce sur le net il n’y a pas forte différence…mais peut-importe je cite cela pour l’anecdote.
En tous cas « Le Frère le plus futé de Sherlock Holmes » est à voir. La scène de la confession a du faire envie à notre très regretté Jean-Pierre Mocky… à voir on vous dit…!
Retrouvez sur le site CINECOMEDIES un hommage à Gene Wilder, avec un témoignage de Pierre Richard lui-même en 1977.
D’AILLEURS EN PARLANT D’YVES ROBERT…
Revu Yves Robert tout jeune acteur dans « La Rose rouge » de Marcel Pagliero

En fait l’idée pour moi était de revoir les mises en scènes des chansons des Frères Jacques, qui sont, elles, excellentes. « La rose rouge » cabaret de la rive gauche où, comme dans le film, Yves Robert et les Frères Jacques se sont produits. Un film foutraque, de très bonne idées, pas très bien exploitées, mais on se fait plaisir en retrouvant Dora Doll, et Françoise Arnoul toute jeunette et pin-up ! Plaisir de retrouver une distribution composée de vedettes en devenir. Un témoignage très sympathique.
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« Péplum : gladiateur, glaive et fantasmes » de Jérôme Korkikian
« Péplum : gladiateur, glaive et fantasmes »
de Jérôme Korkikian
Replay Arte.tv Ici
An 2000 : « Alors moi tu vois, des mecs en jupe qui s’battent avec des cures dents non merci ! ». Voilà la réaction d’un copain lorsque je lui ai dit que je prévoyais d’aller voir « Gladiator » de Ridley Scott… Heureusement la critique dithyrambique du Canard Enchaîné à elle achevé de me convaincre ! Je peux donc témoigner que l’époque n’était pas favorable au retour du péplum, ce que le documentaire « Péplum : gladiateur, glaive et fantasmes » nous expose fort bien.
On y analyse notamment l’utilisation politique en Amérique des grands thèmes et des héros de l’antiquité sur fond de guerre froide, et l’approche du genre différente selon les conceptions italiennes ou américaines. Cependant les américains ont beaucoup tourné à Cinnecittà – pour une question de coût – ce qui a permis aux Italiens de reprendre des productions sur ces thèmes. La question des moyens fait, il est vrai, une différence, mais l’appropriation historique par les spectateurs d’Italie a orienté évidemment le choix des thèmes.
Cependant les productions américaines ne bénéficiaient pas toutes d’un flot d’argent ininterrompu : comme pour faire suite à mon papier sur la découverte de Robert Ervin Howard, auteur de « Conan le Barbare », on narre justement ici l’histoire malheureuse de cette adaptation, tombée dans l’escarcelle d’un producteur radin.
Le documentaire rappelle que le genre est traité au cinéma depuis 1910 et nous emmène donc à la découverte de cette histoire, de manière didactique et amusante.
Chaque semaine, une séance spéciale de 4 films du Grec à découvrir en ligne
Le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques) propose une séance de 4 films en ligne chaque semaine.
La semaine dernière sur le thème « 20 minutes de sport »
Cette semaine sur le thème « Au coin de la rue »
Ce sont des courts, très courts mais géniaux.
« Noël-Noël, la vie d’un comédien »
NOËL-NOËL
France Culture
Radio ciné-club – Noël-Noël, la vie d’un comédien
(1ère diffusion : 02/03/1948 Chaîne Nationale)

Bon, contrairement à ce que mon programme télé a publié, il n’y a pas eu hier de diffusion de tous les films cités dans le papier précédent…ça la fiche bien…! Au gré de la consultation internet pour tenter de me mettre à jour, je vois que Paris Première diffusera « Les vieux de la vieille » ce 07 avril. Mais ce n’est pas pour parler de ce film, qui ne m’a pas laissé de souvenirs très marquants, que je dépose quelques lignes sur le site, mais parce que je me suis rendu compte que Noël-Noël figurait au générique.
J’avais écouté il y a peu une courte émission radiophonique de 1948 14 minutes qui vous ferons retrouver ce comédien, peu connu aujourd’hui. Vous y entendrez un petit vrai petit bonheur suranné, sa chanson « Le Chapeau neuf« .
Dessinateur, chansonnier, musicien, scénariste, dialoguiste, adaptateur, carrière complète que vous trouverez facilement sur le net, et acteur bien sûr. Pour ma part, deux rôles en mémoire : « Les casse-pieds » de Jean Dreville (prix Louis-Delluc), et sa prestation parmi un casting pléthorique dans « Les petits matins » (ou « Mademoiselle Stop« ) de Jacqueline Audry, film qui montre les appétences de ces messieurs à la rencontre d’une jolie jeune fille…
Voilà, une toute petite contribution à la mémoire de Noël-Noël.