COLLOQUE – L’ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ?

EN QUELQUES MOTS :

Lorsqu’Octavio Paz écrit que « l’œuvre d’art est une possibilité permanente de métamorphose offerte à tous les hommes », on comprend bien quel rôle majeur l’art, son accès, sa compréhension joue dans la façon dont chaque femme et homme se construit, en tant qu’être humain, acteur social, citoyen, parent…

L’ambition de ces deux journées de réflexion est d’aborder cette question notamment du point de vue de l’artiste, de celui de l’élu en charge d’un territoire.

C’est aussi de poser les conditions de la modélisation des projets innovants.

Programme :

Liberté

29 janvier 2019 à 13:30
Tables rondes

Comment les projets d’éducation artistique et culturelle nourrissent-ils le parcours des artistes ?
Fayçal Karoui, Chef d’Orchestre
Régine Chopinot, Chorégraphe et danseuse
Émilie de Turckheim, Écrivaine

Financement des programmes d’éducation artistique et culturelle : vers un nouvel écosystème ?
Marianne Eshet, Déléguée générale de la Fondation SNCF
Raphaël Cottin, Chorégraphe et danseur
Valérie Pécresse, Présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France

L’éducation artistique et culturelle : un outil pour la liberté individuelle ?
Chantal Dahan, Chargée d’études et de recherche à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire
Olivier Klein, Maire de Clichy-sous-Bois et Président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine
Nathalie Gueriot, Formatrice en français pour les étrangers à Accueil et culture

Égalité
30 janvier 2019 à 9:00
Tables rondes

Découvrir, s’émouvoir, apprendre : quel rôle l’éducation artistique et culturelle joue-t-elle dans le développement cognitif et les apprentissages incidents ?
Rodolphe Fouillot, Chorégraphe et danseur
Marianne Calvayrac, Déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle, conseillère du Recteur de l’académie de Versailles
Olivier Houdé, Professeur à l’Université Paris Descartes, Membre de l’Institut de France, spécialiste du développement cognitif et du cerveau de l’enfant

L’éducation artistique et culturelle, un outil au service de l’égalité des chances ?
Olga Suarez, Astrophysicienne, responsable pédagogique de l’Observatoire de la Côte d’Azur
Fayçal Karoui, Chef d’Orchestre
Carole Diamant, Déléguée de la Fondation Egalité des Chances

Fraternité
30 janvier 2019 à 14:00
Tables rondes

Déconstruire les stéréotypes et transformer le rapport au monde de la génération Z ?
Didier Grojsman, Directeur du CREA d’Aulnay-sous-Bois
Emmanuel Ethis, Vice-Président du Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle et Recteur de l’académie de Nice
Gaëlle Bourges, Chorégraphe et danseuse

L’expérience esthétique : un enjeu de partage ?
Richard Tran, Ingénieur nucléaire et ancien élève du programme Dix mois d’école et d’opéra
Ibrahima Sissoko, Directeur artistique de la Compagnie EthaDam
Jean-Marie Schaeffer, Philosophe de la réception esthétique

Modérateurs
David Christoffel, Journaliste, musicologue et compositeur
Catherine Ferrant, Ancienne déléguée générale de la Fondation Total et conseillère du directeur général au centre culturel Flagey
Isabel Joly, Coordinatrice générale de la Fédération européenne des écoles de cirque professionnelles

Informations pratiques :

Amphithéâtre Bastille – du 29 au 30 janvier 2019

Les réservations se font par demi-journée. Merci de bien vouloir vous inscrire aux trois demi-journées pour participer à l’intégralité du colloque.
Evénement gratuit sur réservation
Information
lmeresse@operadeparis.fr
01 40 01 19 74

L’heure de la sortie

Un instituteur effectuant un remplacement dans une école provinciale, suite au suicide d’un professeur, se retrouve à la tête d’une classe d’adolescents surdoués au comportement bien étrange. A partir d’un postulat qui évoque de nombreux films étrangers des années 70, le réalisateur, Sébastien Marnier, a signé un film intrigant et plutôt soigné mais dont les références très nombreuses et l’oscillation permanente entre le suspense de genre, le film à thèse et le drame psychologique, ne permettent pas vraiment de croire à cette singulière histoire. Du reste faut-il être vraiment surdoué pour comprendre que le monde court à sa perte, et ce, dans l’indifférence générale. L’interprétation des jeunes acteurs manque un peu de naturel et pour sa part Laurent Lafitte, dont le jeu gagne en densité, promène son regard inquiet durant tout le film. On a un peu de mal à croire au vide affectif de son personnage homosexuel et à sa fascination pour l’œuvre de Kafka, notamment dans des scènes oniriques au symbolisme appuyé.
Bref, trop fourre-tout pour convaincre et un peu prévisible dans son final spectaculairement pessimiste, L’heure de la sortie n’en reste pas moins un exercice de style formellement réussi. Michel Senna