Archives pour la catégorie La lettre « En Bref »

Notre lettre EN BREF Sept-Oct 2021

EDiTO

Et maintenant ?

C’est bien la question qui se pose après une longue période de fermeture des salles, l’adoption de plusieurs dispositifs de soutien pour empêcher toute liquidation de salles. Sans compter les interrogations sur le rapport de spectateurs au cinéma après une période propice au développement des plateformes, sans compter non plus l’acquisition de patrimoine cinématographique par de grandes entreprises privées, à l’image d’Amazon qui n’a pas hésité à verser 6,92 milliards d’euros (8,45 milliards de dollars) et cela pour mettre en cage le lion de la Métro Goldwyn Mayer.

Dans ce contexte il faut se féliciter de l’initiative prise par le CNC de créer un Fonds pour le développement de la cinéphilie du public jeune (15-25 ans) que nous vous présentons ci-contre. Reste que la conquête ou la reconquête d’un public passe aussi comme nous le répétons par l’ouverture de nouvelles salles dans les territoires qui en sont dépourvus. Nous devons donc poursuivre et développer notre action « Cinéma et égalité des territoires » même si la période qui s’ouvre est moins propice à la création d’équipements nouveaux.

Vous trouverez en page 3 notre projet d’activité sur les prochaines années, projet que nous ne pourrons mener à bien qu’avec votre soutien. Mais une meilleure couverture des territoires n’est pas notre seule préoccupation. Comme vous le savez, nous sommes inquiets de voir les petits écrans diffuser des films sans aucun respect de l’œuvre, saucissonnée par la publicité.  On peut d’ailleurs s’interroger : on constate la réduction de la fréquentation des salles par les jeunes, le CNC ayant comptabilisé une baisse de 17,5 millions d’entrées entre 2010 et 2019 pour les 15-25 ans. Cette baisse ne serait-elle pas due, au fait que, pour une partie de  cette tranche d’âge, beaucoup de films sont devenus des produits de consommation courante, et qu’il suffit d’attendre leurs passages sur un petit écran, bien suffisant pour ce type de spectacle qui ne justifie plus la dépense de l’achat d’une place ?

Notre lettre « en bref » – mai/Juin 2021

EDITO

A l’heure de la réouverture et des élections les salles peuvent compter sur les élus.

C’est la réouverture. Était-il si nécessaire de fermer, pour réouvrir, puis refermer, puis enfin revenir par étape à une réouverture que l’on ne peut qualifier de totale puisque demeure des restrictions sur la fréquentation au moins jusqu’à fin juin, et une inquiétude si la situation sanitaire s’aggravait.

Mais en tout cas le retour à la normale est programmé, dégageant la voie pour les salles de cinéma, comme pour les festivals.
Ainsi s’achève donc la période de loin la plus difficile que le cinéma ait connu depuis ses origines.

Mais juin sera aussi marqué par les élections départementales et les élections régionales. C’est l’occasion de souligner le soutien apporté par les élus à la création comme à la diffusion des films. Sans cela nombre de films n’auraient pu trouver leurs financements, et bon nombre de salles n’auraient pu poursuivre leurs activités.

Dans l’actualité, deux dernières marques de l’intérêt porté par les élus au cinéma, répondant notamment aux demandes des organisations professionnelles : Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, a tout d’abord posé une question écrite au Ministère de la culture, il a été ensuite l’initiateur d’une proposition de loi, vous trouverez en page 1 des informations sur ces deux initiatives.

Lire notre lettre en ligne
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Ou bien retrouvez la ci dessous 😉

La Lettre « En bref Janvier -Février 2020 »

EDITO :

ÉLECTIONS MUNICIPALES, LES ELUS SOUTIENNENT LE CINEMA
Les prochaines élections municipales sont l’occasion de rappeler le rôle important, essentiel même, que jouent les élus territoriaux par leur soutien au cinéma, non seulement leur soutien aux salles mais également au financement des films. Certes le soutien est plutôt partagé, les villes aidant plutôt la salle de cinéma, les régions le financement des films, les départements diversifiant leurs crédits. Rappelons en outre que les opérations spécifiques destinées aux jeunes spectateurs sont pour l’essentiel soutenues par les Collectivités Territoriales.
Mais ce constat n’est réel que sur une partie des territoires. Car de même que l’implantation des salles de cinéma est très inégale selon les départements, tous les territoires ne sont pas impliqués dans le soutien au cinéma. Il y a donc là matière à réflexion pour les nouveaux élus, comme pour ceux dont le mandat sera renouvelé. Il sera donc souhaitable que des actions d’information et de sensibilisation soient menées aux niveaux des Collectivités Terri-toriales, en particulier celles dont l’équipement en salles, et donc l’indice de fréquentation, sont inférieurs à la moyenne.
Rappelons ce que nous avons plusieurs fois signalé dans En Bref : les indices de fréquentation, selon les départements hors Paris, varient de 1,10 à 4,06. Dans 37 départements seules de 5 à 12 communes sont équipées.
Pour sa part Territoires et Cinéma souhaite engager une action spécifique pour les communes de 5000 à 10000 habitants dé-pourvues de cinéma. Nous souhaitons notamment leur présenter les réalisations de communes équipées dont les caractéristiques sont proches des leurs. Pour ce faire nous avons adressé à ces communes un questionnaire dont nous recevons actuelle-ment les réponses. Nous vous en présenterons la synthèse dans un prochain numéro.
Vous pouvez lire la totalité de la lettre en cliquant ici
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La Lettre « En Bref » Novembre-Décembre 2019

Edito :

ET TOUJOURS « CINEMA

ET EGALITE DES TERRITOIRES »

Nous aborderons en 2020 une nouvelle phase dans le déroulement de cette action. Après avoir étudié la présence (et l’absence) des salles de cinéma dans les communes, nous avons pu constater les disparités que nous avons publiées dans nos précédents numéros. La conclusion de cette étude est, d’une part qu’au-delà de 10000 habitants toutes les communes sont équipées d’au moins une salle de cinéma. En revanche la situation est différente pour les communes entre 5000 et 10000 habitants, puisque seules 370 d’entre-elles sont équipées alors que l’on compte environ 2000 communes dans cette tranche de population. Certes chaque situation doit être examinée, car toutes les communes présentent des situations très différentes : présence d’un multiplexe, proximité d’une salle dans une autre commune limitrophe, etc… Il n’en est pas moins vrai qu’avec une population comparable certains Département ont peu de communes équipées. Comme nous l’avons déjà indiqué, 37 d’entre eux ne comptent que 12 ou moins de 12 communes dans ce cas, alors que d’autres une quarantaine. Les taux de fréquentation en découlent, variant en 2018 de 1,10 à 4,06, hors Paris bien sûr.

Nous reproduisons la carte actualisée issue de «La Géographie du cinéma 2018» parue en septembre dernier, et consultable sur le site du CNC« Indice de fréquentation : rapport entre le nombre d’entrées et la population d’une zone géographique donnée. »

 

Si vous souhaitez lire La lettre « En Bref » de Novembre-Décembre c’est ici.

La lettre « En bref » Mai-Juin 2019

EDITO

Notre rencontre de La Rochelle se tiendra les 03 et 04 juillet avec un temps fort qui sera le déjeuner débat du jeudi 04.

Nous souhaitons à cette occasion échanger avec vous sur le débat qui traverse la profession aujourd’hui et qui porte sur le fait de savoir si une œuvre qui ne sera pas montrée dans une salle de cinéma peut être de même nature qu’un film «traditionnel». Donc jusque-ici lorsqu’on parle de culture cinématographique on ne parle que des films qui ont été montrés dans des cinémas. Qu’en est-il et qu’en sera-t-il des œuvres réalisées pour d’autres types d’écrans ? Car ce débat a des incidences économiques mais il a aussi de fortes résonnances culturelles. Mais bien entendu, Territoires et Cinéma est aussi concerné par les incidences économiques. C’est pourquoi vous trouverez dans les pages centrales une série de prises de position émanant de tous les secteurs de l’industrie cinématographique. C’est l’occasion de montrer tous les risques que comporte une situation lorsque la seule rentabilité économique prime sur tout autre objectif. Les optimistes diront que le cinéma s’est tiré de beaucoup d’autres situations par le passé, et que par exemple la concentration réalisée par le développement des multiplexes n’a pas empêché le maintien de salles de proximité dans un nombre – certes insuffisant – de communes.

Le risque aujourd’hui est plus grand, car il met en cause le mode de fonctionnement d’une industrie où l’initiative personnelle joue un rôle extrêmement important dans le secteur de la production comme dans celui de la réalisation. Ce qui est particulièrement en péril, c’est un système où la réalisation des premiers films, comme celle des films à petits budgets, n’arriveraient plus à trouver les financements publics nécessaires, si au nom même de la sacro-sainte concurrence le dispositif actuel (avance sur recettes, financement par les chaînes de télévision, etc…) était amené à disparaître.
Pour échanger sur ces questions rendez-vous donc le 04 juillet à La Rochelle pour le déjeuner-débat.

Renseignements pratiques et
inscription en nous écrivant :
– par mél : villes.et.cinemas@wanadoo.fr
– par courrier : Territoires et Cinéma
3 rue du Maine 75014 Paris

 

Vous pouvez lire la lettre « En bref » dans a totalité ici

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