Archives pour la catégorie La lettre « En Bref » – Archives-

Septembre – Octobre 2015

Edito

Nous engageons cet exercice 2015-2016 dans un contexte sensiblement modifié, tant par les élections municipales tout d’abord, puis par le renouvellement des Conseils Généraux, devenus Conseils Départementaux (et paritaires), et demain par les élections régionales. Toutes ces élections entraînent évidemment des modifications importantes dans notre réseau de partenaires élus.

Mais ce n’est pas là la seule modification. En effet, au cours des derniers mois de 2014 et des premiers mois de 2015, nous avons dialogué avec nos partenaires afin de mener une action significative pour l’égalité des territoires, action que nous vous avons présentée plusieurs fois dans les précédents numéros.

Après plusieurs réunions, cette démarche a abouti à notre rencontre de La Rochelle, au compte-rendu de laquelle nous consacrons l’essentiel de ce numéro. Mais le plus difficile reste à faire : nous devons maintenant engager la mise en place et le développement d’une série d’expériences dans les Départements les plus désertifiés en matière de cinéma afin de vérifier le bienfondé de nos hypothèses et de notre démarche. Pour cela nous aurons besoin de tous les concours, et nous reviendrons vers vous pour les obtenir.

Ce n’est pas la seule tâche de l’exercice qui s’ouvre. Nous poursuivrons notre réflexion sur le thème « Cinéma et Francophonie », qui a été l’un des thèmes de La Rochelle 2014, afin d’arriver à formuler un certain nombre de propositions que nous ne manquerons pas de vous soumettre.

Avec un tel programme votre participation est indispensable, nous comptons-donc sur vous !

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Mai – Juin 2015

CINEMA ET RURALITE : POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géogra- phie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements. La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitu- tion d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

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Mars – Avril 2015

Edito

Ce numéro présente un aspect inhabituel. En effet il nous est apparu opportun de rapprocher deux éléments de l’actualité qui sont porteurs de modifications du paysage cinématographique.

LE RETOUR DU PATRIMOINE

Le premier que vous trouverez développé à l’intérieur de ce numéro est le retour du patri- moine. Nous entendons par là que l’intérêt du public pour les films de patrimoine ne cesse de se développer en particulier grâce aux chaines de cinémas mais aussi grâce à l’action entreprise depuis de nombreuses années, tout d’abord par les ciné-clubs et la Cinémathèque seuls bientôt accompagnés par les salles d’art et d’essai et les salles de répertoire.

Aujourd’hui le patrimoine cinématographique est de plus en plus recherché par le public à l’instar de l’évolution connue dans les arts plastiques. Si nous n’en sommes pas encore aux entrées des grandes exposi- tions, il semble bien que nous en prenions tout doucement le chemin.

LA REFORME TERRITORIALE

Mais le cinéma est également concerné par le second élément porté par l’actualité : la réforme territoriale et plus particulièrement la création des métropoles. Vous trouverez dans l’article ci-contre de brèves informations sur ce sujet qui bien plus encore que la réduction du nombre de régions va impacter durablement notre environnement.

Alors même que les pouvoirs publics affirment leur attachement à la démocratie participative on peut espérer que ce vaste chantier ne se développera pas sans une large consultation de toutes les organisations représentatives de chaque secteur d’activité, en particulier pour nous dans celui du cinéma.

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Janvier – Février 2015

Edito

Parmi toutes les activités culturelles où interviennent amateurs et professionnels, la réalisation de court-métrages tient sans aucun doute une place particulière. Certes les chorales « amateurs » participent souvent à des spectacles professionnels, certes les participants au « Off » d’Avignon ne tirent pas leur pain quotidien de leur rôle d’acteur, mais la réalisation de courts métrages ne relève pas tour à fait de la même logique. Pour s’en convaincre il suffit d’avoir participé aux rencontres de Bourges, organisées par la Fédération Française Cinéma et Vidéo et au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, auquel nous consacrons la page suivante.

Il faut comparer ce qui est comparable, les deux manifestations n’ont pas la même importance tant au nombre de court-métrages présentés qu’aux manifestations qui les accompagnent. Par ailleurs Bourges est quasi- ment réservé aux films français sectionnés par les concours régionaux, alors que Clermont-Ferrand a une programmation internationale dont les films sont sélectionnés par des comités représentant les trois compétitions: le comité de sélection pour la compétition internationale, le comité de sélection pour la compétition « Labo » et le comité de sélection pour la compétition française. C’est cette dernière compétition qui permet une comparaison entre Clermont-Ferrand et Bourges. Et là on se rend compte qu’il n’y pas d’écarts significatifs tant au plan des thèmes traités qu’au plan technique.

A l’heure où la loi sur les pratiques amateurs attend toujours sa rédaction définitive pour être présentée à l’Assemblée Nationale, un beau sujet de réflexion pour le législateur !

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Novembre – Décembre 2014

La salle au cœur du cinéma ?

Il y a deux ans au cours de nos rencontres de La Rochelle nous nous interrogions déjà sur l’avenir de la salle face aux réseaux de diffusion VOD, ou piratage sur le net.

L’arrivée de Netflix dans le paysage français poussait l’ARP pour ses Rencontres cinématographiques de Dijon à s’interroger «comment retrouver les meilleures conditions de distribution des œuvres» en faisant largement référence au rapport Bonnell.

La salle ? Oui certainement mais le spectateur ? Et quid du film qui est projeté dans cette salle et qui fait venir le spectateur ?

Chacun de commenter la rapide migration du parc français de salles vers le numérique, sans mesurer combien la petite et moyenne exploitation ont pris tardivement conscience de toutes les nouvelles opportunités de programmation qu’offre le numérique.

Il nous semble aussi que les films, français en particulier, sont en train de se chercher une nouvelle voie en marge de l’«Auteurisme» qui faisait le lit de l’exception culturelle.

  • De nouvelles personnalités investissent la création cinématographique et à l’image de Nakache et Tolédano (Samba, et Intouchable) acceptent de signer à plu- sieurs une œuvre.
  • Le choix d’acteurs non professionnels qui s’approprient le discours du réalisateur sans le dénaturer (Mange tes morts, tu ne diras point).
  • L’usage des «petites caméras» numériques manipulées par des jeunes professionnels sortant des écoles de cinéma pour mettre en image des scénarios écrits et dialogués.
  • Tous ces d’éléments concourent à proposer au public une nouvelle gamme de films capables de renouveler les specta- teurs dans les salles.

La profession peut, à juste titre, demander une régulation afin d’enrayer la dépréciation du cinéma mais elle doit aussi aller vers une réactivité plus grande aux évolutions technico-artistiques dans le domaine de la projection comme dans celui de la captation ou même de l’écriture.

Les dispositifs économiques ne font pas tout, on risque, à brève échéance, de s’apercevoir que la réduction du tarif d’entrée à 4 € pour les jeunes n’a finale- ment pas fait venir un nouveau public, mais accru la fréquentions d’un public déjà «acquis».

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Septembre – Octobre 2014

Edito

Cette rentrée se caractérise pour le cinéma par deux nouvelles contradictoires, l’une positive et l’autre moins : le bilan positif de l’opération 14 ans, 4 € et la forte interrogation sur les conséquences de l’installation de Netflix dans le paysage audiovisuel français. Netflix est plus connu aux États-Unis. Mais, le 15 septembre, le service de vidéo à la demande est arrivé en France.

Netflix a été fondé en 1997 en Californie. Il y a aujourd’hui 50 millions d’abonnés au service, dans 40 pays. L’entreprise est cotée au Nasdaq.

Netflix propose des films et des séries, en abonnement illimité. La volonté affichée de cette société est de tout proposer le plus tôt possible…

Les films sont proposés dès leur disponibilité sur le marché de la vidéo à la demande, soit quelques mois après leur sortie en salle, mais généralement avant leur sortie en Blu-ray et DVD.

Les séries sont, quant à elles, disponibles selon les accords spécifiques à chaque pays. Elles peuvent être proposées dès leur diffusion aux États-Unis, mais un délai peut aussi être imposé par le producteur.

En France, certaines séries disponibles sur la version américaine de Netflix ne seront pas proposées, ou pas tout de suite. C’est le cas de la célébrissime House of Cards, pourtant produite par Netflix, dont les droits français ont été revendus à Canal+ !

Les relations entre Netflix et le ministère de la Culture restent très tendues après l’échec des discussions avec l’ex-ministre Aurélie Filippetti L’entreprise ne financera pas la création française via les mécanismes actuels prévus par le gouvernement. Netflix promet simplement de produire des séries en France. Ajoutons que le siège de l’entreprise installé au Luxembourg devrait être déménagé à Amsterdam en 2015, avec tous les avantages fiscaux que cela implique…

Dès lors on peut comprendre que les acteurs historiques de la vidéo à la demande dans l’Hexagone, comme Canal+ et TF1, mais aussi chez les opérateurs internet qui ont «essuyé les plâtres» voient l’arrivée de Netflix d’un œil peu avenant !

Netflix est disponible sur certaines box, des plateformes : PC, Mac, tablette, smartphone, consoles (PS3, XBoX et Wii).

Aux États-Unis, les internautes paient 8,99 dollars par mois (hors taxes) pour un abonnement illimité, sans engagement et « annulable en ligne à tout moment ». Sur le site français, Netflix promet un « abonnement mensuel très attractif » mais quelques jours avant l’ouverture du service le tarif mensuel en France n’a pas encore été dévoilé. Il pourrait être inférieur à dix euros par mois TTC.

En jouant sur tous ces supports et une programmation attractive le géant américain espère « séduire en gros un tiers des foyers d’ici cinq à dix ans », a déclaré lundi son patron Reed Hastings. Le PDG de Netflix estime qu’aux États-Unis, comme dans la plupart des pays, le point d’équilibre se situe autour de 10 % des foyers » niveau qu’il espère atteindre d’ici deux à cinq ans.

Il est bien-sûr trop tôt pour estimer ce qui risque de se passer, toute supposition serait vaine, mais compte-tenu de l’offre déjà importante de films sur les petits écrans (qui deviennent de plus en plus grands) on peut espérer que le choc Netflix sera quelque peu amorti, les spectateurs de cinéma faisant désormais la différence entre les films en salle et les films en boite.

Mais qu’en sera-t-il des nouveaux spectateurs souvent plus habitué à voir des films sur internet, tablette, etc ? C’est là que nous retrouvons le bilan positif de l’opération 14 ans, 4 euros, on estime déjà à 8 millions le nombre de spectateurs supplémentaires. Un bilan plus complet sera établi lorsque paraitront les statistiques du cinéma pour l’année 2014. Mais ce qui est certain c’est que la baisse constatée précédemment est arrêtée et que la tendance est inversée.

D’une manière générale on peut constater un effort généralisé de baisse des tarifs, tant par le biais d’opérations spécifiques nationales comme la fête du cinéma que grâce aux multiples formes d’abonnement comme les deux cartes UGC, Marin Karmitz et Gaumont-Pathé, sans oublier les formules propres à chaque salle ou groupe de salle.

En raison même de l’existence de cette gamme de tarifs, il serait intéressant de connaitre non seu- lement les variations du nombre d’entrées, mais également celles du montant des recettes.
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Mai – Juin 2014

La Rochelle 2014 : vendredi 4 juillet et Samedi 5 juillet

NOUS SOUHAITONS CETTE ANNEE POURSUIVRE NOTRE REFLEXION SUR DEUX THEMES

PROGRAMME

Lieux précisés sur notre site dans le courant du mois de juin

Vendredi 04 juillet à partir de 14h30

Cinéma et Francophonie

Avec la participation de notre ami Serge LAGAUCHE ancien Sénateur (voir page 2).
En prenant comme exemple un film francophone de la programmation du festival nous inviterons des spécialistes de ces questions pour évoquer la place et le rôle de la langue françaises dans la création cinématographique. Nos contacts avec des responsables de festivals de cinéma francophone alimenteront notre réflexion sur la dimension culturelle mais aussi sur la dimension économique de ces enjeux.Projection du film « Mémoires » de Jean Jacques ANDRIENTable ronde « La langue : critère d’identité »
J. J. ANDRIEN ; Pierre JANIN, ancien responsable Ministère de la Culture (mission francophonie) ; Yves LOUCHEZ, ancien directeur de la CST.
Table ronde « Quel soutien à la production cinématographique francophone en Afrique » Souad HOUSSEIN, Responsable cinéma à l’OIF – Organisation Internationale de la Francophonie ; Christian LAMBERT et Nadia RORA, CNA – Cinéma Numérique Ambulant.

Samedi 05 juillet à 10h

Cinémas et égalité des Territoires

Avec la participation de Jean Pierre SUEUR, Sénateur, Président de la Commission des Lois. Depuis les origines de Territoires et Cinéma – c’est-à-dire lors de la création de Villes et Cinémas – nous poursuivons le même objectif : permettre au plus grand nombre possible d’habitants d’assister à des séances de cinéma, bien sûr pour leur permettre d’accéder à une source essentielle de divertissement et de culture, mais surtout parce que le cinéma, comme le théâtre et les autres formes de spectacle vivant est un art collectif destiné à un public le plus divers possible. S’il n’est pas montré dans une salle devant des spectateurs un film perd une partie de sa valeur. Tant la règlementation actuelle du cinéma non commercial, que le développement des projections en DVD / Blu-Ray offrent des perspectives renouvelées pour atteindre les objectifs précisés ci-dessus.Table ronde Jean Pierre SUEUR, Sénateur
Et les représentants de :
l’AMRF – Association des Maires Ruraux de France. l’ADF – Association des Départements de France. Ainsi que des représentants de la profession et des associations.

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