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La Lettre « En Bref » septembre-octobre 2016

Pour lire la Letre  : en-bref-septoct-2016

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Inégalité des territoires ?

Les rencontres du calendrier font que notre
ami le sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur,
le sénateur dans la défense du cinéma, vient
de poser une question écrite à la Ministre de
la Culture. Vous trouverez en page 2 cette
question, et la réponse de la Ministre qui
détaille très complètement le soutien apporté
par le CNC à la diffusion du cinéma. Ce
soutien est d’ailleurs couronné de succès,
l’argumentation de la fréquentation en
témoigne.
Toutefois demeure posée la
problématique qui nous a conduits à
lancer notre opération « CINEMA ET
EGALITE DES TERRITOIRES » : en effet,
dans le domaine du cinéma comme dans
beaucoup d’autres, une partie importante du
territoire ne bénéficie pas des mêmes
prestations, les territoires ruraux en
particulier. C’est une des raisons pour
lesquelles nous organisons notre colloque à
Trévoux, un bon exemple de ce que pourrait
être l’existence d’un cinéma dans de petites
communes.
Rappelons quelques chiffres qui montrent
bien qu’une action pour l’égalité des
territoires est indispensable :
Toutefois demeure posée la
problématique qui nous a conduits à
lancer notre opération « CINEMA ET
EGALITE DES TERRITOIRES » : en effet,
dans le domaine du cinéma comme dans
beaucoup d’autres, une partie importante du
territoire ne bénéficie pas des mêmes
prestations, les territoires ruraux en
particulier. C’est une des raisons pour
lesquelles nous organisons notre colloque à
Trévoux, un bon exemple de ce que pourrait
être l’existence d’un cinéma dans de petites
communes.
Rappelons quelques chiffres qui montrent
bien qu’une action pour l’égalité des
territoires est indispensable :
Tout d’abord, rappelons que, selon l’INSEE,
41, 5% de la population n’entre jamais dans
un cinéma, ce pourcentage montant à 61 %
pour les agriculteurs exploitants. Quant à la
présence de salles sur le territoire,
constatons qu’il y a 2 612 communes de 3
000 habitants et plus, seules 1 007 sont
équipées.
 Les statistiques publiées par La Géographie
du cinéma (document CNC) indiquent que les
agglomérations équipées concentrent près de
43 millions d’habitants sur 63 millions.
 50 % de la population réside dans des
communes de moins de 10 000 habitants qui
génèrent 29 millions d’entrées avec un indice
de fréquentation de 0, 90 % , le reste de la
population ayant un indice de fréquentation
de 5, 3 %.
Ces quelques éléments permettent de penser
que notre démarche est justifiée d’autant que
les chiffres de fréquentation corroborent cette
analyse.
En effet, les départements représentant le 1/3
de la population génèrent quasiment la moitié

des entrées….

La Lettre « en bref » Mai- Juin 2016

Pour lire la lettre  : En Bref MaiJuin 2016 DEF

 

Saturation du marché ou vitalité de la création ?

Cette question est d’autant plus actuelle
qu’elle se pose dans un contexte en pleine
évolution, les films n’étant plus exclusivement
destinés aux salles de cinéma, qui elles-
mêmes diffusent sur leurs écrans d’autres
productions : pièces de théâtre, visite
d’expositions, concerts, compétition sportives,
et même séries télévisées. Dans tous les cas
demeure l’interrogation : saturation du
marché ou vitalité de la création .
Ce sont effectivement les deux termes
présentant l’analyse du secteur réalisation de
l’industrie cinématographique en France.
Contrairement aux apparences, ces termes
ne sont pas antagonistes car ils sont tous le
deux justifiés l’un s’inquiétant pour la bonne
santé économique du cinéma et l’autre se
félicitant de voir se développer la part prise
par le cinéma dans la création artistique.
S’ils ne sont pas antagonistes, sont-ils pour
autant conciliables ? Probablement pas car
l’industriel a pour objectif un rapport entre
l’offre de produits et la demande du public
tandis que le créateur entend sauvegarder la
liberté d’expression et le droit à l’innovation.
Mais le cinéma et, dans une moindre mesure,
ce qu’il est convenu d’appeler le spectacle
vivant, posent des problèmes différents de
ceux rencontrés par la littérature, la sculpture,
la peinture.
Dans le premier cas, les investissements
nécessaires sont importants et se pose donc
la question de la rentabilité alors même que
le temps durant lequel elle peut être
recherchée se réduit de plus en plus.
Le second cas est radicalement différent, les
contraintes matérielles sont bien moindres et,
si un livre, une toile ou une sculpture ne
rencontrent pas leur public, cela n’empêche
pas pour autant le créateur de poursuivre son
œuvre.
Mais pour autant le rôle de l’éditeur ou celui
du galeriste demeurent essentiels pour que le
créateur rencontre un public. C’est pourquoi
un équilibre doit sans cesse être recherché
entre le marché et la création. C’est le rôle
que s’efforcent de jouer les aides publiques,
avances sur recettes, TSA, achat par les
FRAC, soutien aux éditeurs et à la presse et
même, de fait, statut des intermittents. Peut-
être inventera-t- on des systèmes plus
efficaces dans l’avenir, mais, en attendant,
efforçons-nous d’améliorer ceux qui existent.

La Lettre « en bref » Mars-Avril 2016

La nouvelle Lettre : En Bref Mars-Avril 2016

Une réforme salutaire ?

Dans un monde où l’image fixe ou animée prend de plus en plus d’importance, en particulier pour les plus jeunes, faut-il des mesures particulières de protection ?

L’Etat a répondu oui dans deux domaines réglementaires, celui de la presse avec la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et l’adolescence et celui du cinéma avec la commission de classification des films.

Dans ces deux cas, on peut interdire ou restreindre la diffusion.

Le cas de la télévision est différent puisqu’il relève d’une politique du conseil avec des mentions « déconseillé à des publics de moins de » ou des avertissements pour publics sensibles à la violence.

En dehors des considérations morales auxquelles s’attachent particulièrement les défenseurs de la vertu, c’est surtout le cinéma qui est principalement concerné par des décisions qui ont une importance particulière sur la carrière commerciale des films. Plusieurs affaires récentes ont attiré l’attention du public en montrant que la vigilance d’associations pouvait aboutir à des décisions de justice qui rendaient caduques les propositions de la commission  de classification et les décisions de la Ministre qui en découlait.

C’est pourquoi Jean-François Mary s’est vu confier un rapport sur la « classification des œuvres cinématographiques relative aux mineurs de seize à dix-huit ans » et curieusement rien en ce qui concerne la période douze à seize ans. Il est, comme tous les rapports, plutôt copieux. Vous en trouverez en page 2 de la Lettre « En Bref »un extrait qui précise ses objectifs.

 

La lettre « En bref, Janvier-Février »

 

VŒUX 2016

Ce numéro étant le premier de l’année, c’est bien entendu le moment idéal pour présenter à tous nos adhérents et à tous nos lecteurs nos meilleurs vœux pour une année 2016, dont il faut espérer qu’elle ne connaîtra pas de graves événements comme cela a malheureusement été le cas dans l’année qui vient de s’écouler.

 

EDITO

 

Bien évidemment, ce Novembre tragique a occulté les manifestations qui ont marqué les 120 ans du cinéma. A cette occasion, nous vous présentons en page 2 un point sur la situation du cinéma français dans le contexte international.

Mais ce 120ème anniversaire peut également être l’occasion d’une réflexion sur l’évolution des rapports entre l’exploitation cinématographique et la défense et l’illustration du patrimoine.

Car il faut constater que la situation s’est profondément modifiée en quelques années. D’exceptionnelles au début des années 2000, les reprises d’œuvres parfois anciennes sont devenues relativement habituelles depuis une petite dizaine d’années. Dans le même temps, les habitudes du public se sont modifiées. Pour preuve le retour du noir et blanc et l’abandon de la colorisation. Le succès de « The Artist », muet de surcroît, en est un exemple supplémentaire. Cette modification des habitudes s’est trouvée amplifiée par le commerce des DVD qui a donné une première réponse en choisissant d’éditer des œuvres que l’on ne peut pratiquement plus voir qu’en petit format. On ne peut manquer d’être surpris de voir quelles grandes œuvres, muettes ou parlantes, sont à la disposition du « télécinéphile », non seulement dans toutes les boutiques, mais surtout dans toutes les médiathèques de France ou d’ailleurs.

Si l’on ajoute à cela les chaînes de cinéma, on peut se demander que signifie la « culture cinématographique » et si une œuvre présentée sur le petit écran est bien identique à la même œuvre présentée sur grand écran. On rejoint là le vieux débat qu’ont connu les amateurs de peinture lorsque les grandes œuvres n’étaient connues que par des reproductions gravées et, là aussi, en noir et blanc. Mais, quel que soit le format, petit ou grand écran, une question essentielle demeure : sauvegarder le patrimoine cinématographique en rendant accessibles tous les films conservés, en particulier ceux des cinémathèques, grâce à leur transfert sur support numérique.

Vous pouvez charger la lettre en format pdf : En Bref Janv-Fev 2016

 

Septembre – Octobre 2015

Edito

Nous engageons cet exercice 2015-2016 dans un contexte sensiblement modifié, tant par les élections municipales tout d’abord, puis par le renouvellement des Conseils Généraux, devenus Conseils Départementaux (et paritaires), et demain par les élections régionales. Toutes ces élections entraînent évidemment des modifications importantes dans notre réseau de partenaires élus.

Mais ce n’est pas là la seule modification. En effet, au cours des derniers mois de 2014 et des premiers mois de 2015, nous avons dialogué avec nos partenaires afin de mener une action significative pour l’égalité des territoires, action que nous vous avons présentée plusieurs fois dans les précédents numéros.

Après plusieurs réunions, cette démarche a abouti à notre rencontre de La Rochelle, au compte-rendu de laquelle nous consacrons l’essentiel de ce numéro. Mais le plus difficile reste à faire : nous devons maintenant engager la mise en place et le développement d’une série d’expériences dans les Départements les plus désertifiés en matière de cinéma afin de vérifier le bienfondé de nos hypothèses et de notre démarche. Pour cela nous aurons besoin de tous les concours, et nous reviendrons vers vous pour les obtenir.

Ce n’est pas la seule tâche de l’exercice qui s’ouvre. Nous poursuivrons notre réflexion sur le thème « Cinéma et Francophonie », qui a été l’un des thèmes de La Rochelle 2014, afin d’arriver à formuler un certain nombre de propositions que nous ne manquerons pas de vous soumettre.

Avec un tel programme votre participation est indispensable, nous comptons-donc sur vous !

Téléchargez la version pdf : En-Bref-SeptOct-2015

Mai – Juin 2015

CINEMA ET RURALITE : POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géogra- phie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements. La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitu- tion d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

Téléchargez la version complète pdf : En-Bref-Mai-Juin-2015

Mars – Avril 2015

Edito

Ce numéro présente un aspect inhabituel. En effet il nous est apparu opportun de rapprocher deux éléments de l’actualité qui sont porteurs de modifications du paysage cinématographique.

LE RETOUR DU PATRIMOINE

Le premier que vous trouverez développé à l’intérieur de ce numéro est le retour du patri- moine. Nous entendons par là que l’intérêt du public pour les films de patrimoine ne cesse de se développer en particulier grâce aux chaines de cinémas mais aussi grâce à l’action entreprise depuis de nombreuses années, tout d’abord par les ciné-clubs et la Cinémathèque seuls bientôt accompagnés par les salles d’art et d’essai et les salles de répertoire.

Aujourd’hui le patrimoine cinématographique est de plus en plus recherché par le public à l’instar de l’évolution connue dans les arts plastiques. Si nous n’en sommes pas encore aux entrées des grandes exposi- tions, il semble bien que nous en prenions tout doucement le chemin.

LA REFORME TERRITORIALE

Mais le cinéma est également concerné par le second élément porté par l’actualité : la réforme territoriale et plus particulièrement la création des métropoles. Vous trouverez dans l’article ci-contre de brèves informations sur ce sujet qui bien plus encore que la réduction du nombre de régions va impacter durablement notre environnement.

Alors même que les pouvoirs publics affirment leur attachement à la démocratie participative on peut espérer que ce vaste chantier ne se développera pas sans une large consultation de toutes les organisations représentatives de chaque secteur d’activité, en particulier pour nous dans celui du cinéma.

Téléchargez le lettre complète en pdf : En-Bref-Mars-Avril-2015