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La Lettre « en bref » Mars-Avril 2016

La nouvelle Lettre : En Bref Mars-Avril 2016

Une réforme salutaire ?

Dans un monde où l’image fixe ou animée prend de plus en plus d’importance, en particulier pour les plus jeunes, faut-il des mesures particulières de protection ?

L’Etat a répondu oui dans deux domaines réglementaires, celui de la presse avec la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et l’adolescence et celui du cinéma avec la commission de classification des films.

Dans ces deux cas, on peut interdire ou restreindre la diffusion.

Le cas de la télévision est différent puisqu’il relève d’une politique du conseil avec des mentions « déconseillé à des publics de moins de » ou des avertissements pour publics sensibles à la violence.

En dehors des considérations morales auxquelles s’attachent particulièrement les défenseurs de la vertu, c’est surtout le cinéma qui est principalement concerné par des décisions qui ont une importance particulière sur la carrière commerciale des films. Plusieurs affaires récentes ont attiré l’attention du public en montrant que la vigilance d’associations pouvait aboutir à des décisions de justice qui rendaient caduques les propositions de la commission  de classification et les décisions de la Ministre qui en découlait.

C’est pourquoi Jean-François Mary s’est vu confier un rapport sur la « classification des œuvres cinématographiques relative aux mineurs de seize à dix-huit ans » et curieusement rien en ce qui concerne la période douze à seize ans. Il est, comme tous les rapports, plutôt copieux. Vous en trouverez en page 2 de la Lettre « En Bref »un extrait qui précise ses objectifs.

 

La lettre « En bref, Janvier-Février »

 

VŒUX 2016

Ce numéro étant le premier de l’année, c’est bien entendu le moment idéal pour présenter à tous nos adhérents et à tous nos lecteurs nos meilleurs vœux pour une année 2016, dont il faut espérer qu’elle ne connaîtra pas de graves événements comme cela a malheureusement été le cas dans l’année qui vient de s’écouler.

 

EDITO

 

Bien évidemment, ce Novembre tragique a occulté les manifestations qui ont marqué les 120 ans du cinéma. A cette occasion, nous vous présentons en page 2 un point sur la situation du cinéma français dans le contexte international.

Mais ce 120ème anniversaire peut également être l’occasion d’une réflexion sur l’évolution des rapports entre l’exploitation cinématographique et la défense et l’illustration du patrimoine.

Car il faut constater que la situation s’est profondément modifiée en quelques années. D’exceptionnelles au début des années 2000, les reprises d’œuvres parfois anciennes sont devenues relativement habituelles depuis une petite dizaine d’années. Dans le même temps, les habitudes du public se sont modifiées. Pour preuve le retour du noir et blanc et l’abandon de la colorisation. Le succès de « The Artist », muet de surcroît, en est un exemple supplémentaire. Cette modification des habitudes s’est trouvée amplifiée par le commerce des DVD qui a donné une première réponse en choisissant d’éditer des œuvres que l’on ne peut pratiquement plus voir qu’en petit format. On ne peut manquer d’être surpris de voir quelles grandes œuvres, muettes ou parlantes, sont à la disposition du « télécinéphile », non seulement dans toutes les boutiques, mais surtout dans toutes les médiathèques de France ou d’ailleurs.

Si l’on ajoute à cela les chaînes de cinéma, on peut se demander que signifie la « culture cinématographique » et si une œuvre présentée sur le petit écran est bien identique à la même œuvre présentée sur grand écran. On rejoint là le vieux débat qu’ont connu les amateurs de peinture lorsque les grandes œuvres n’étaient connues que par des reproductions gravées et, là aussi, en noir et blanc. Mais, quel que soit le format, petit ou grand écran, une question essentielle demeure : sauvegarder le patrimoine cinématographique en rendant accessibles tous les films conservés, en particulier ceux des cinémathèques, grâce à leur transfert sur support numérique.

Vous pouvez charger la lettre en format pdf : En Bref Janv-Fev 2016

 

Septembre – Octobre 2015

Edito

Nous engageons cet exercice 2015-2016 dans un contexte sensiblement modifié, tant par les élections municipales tout d’abord, puis par le renouvellement des Conseils Généraux, devenus Conseils Départementaux (et paritaires), et demain par les élections régionales. Toutes ces élections entraînent évidemment des modifications importantes dans notre réseau de partenaires élus.

Mais ce n’est pas là la seule modification. En effet, au cours des derniers mois de 2014 et des premiers mois de 2015, nous avons dialogué avec nos partenaires afin de mener une action significative pour l’égalité des territoires, action que nous vous avons présentée plusieurs fois dans les précédents numéros.

Après plusieurs réunions, cette démarche a abouti à notre rencontre de La Rochelle, au compte-rendu de laquelle nous consacrons l’essentiel de ce numéro. Mais le plus difficile reste à faire : nous devons maintenant engager la mise en place et le développement d’une série d’expériences dans les Départements les plus désertifiés en matière de cinéma afin de vérifier le bienfondé de nos hypothèses et de notre démarche. Pour cela nous aurons besoin de tous les concours, et nous reviendrons vers vous pour les obtenir.

Ce n’est pas la seule tâche de l’exercice qui s’ouvre. Nous poursuivrons notre réflexion sur le thème « Cinéma et Francophonie », qui a été l’un des thèmes de La Rochelle 2014, afin d’arriver à formuler un certain nombre de propositions que nous ne manquerons pas de vous soumettre.

Avec un tel programme votre participation est indispensable, nous comptons-donc sur vous !

Téléchargez la version pdf : En-Bref-SeptOct-2015

Mai – Juin 2015

CINEMA ET RURALITE : POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géogra- phie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements. La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitu- tion d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

Téléchargez la version complète pdf : En-Bref-Mai-Juin-2015

Mars – Avril 2015

Edito

Ce numéro présente un aspect inhabituel. En effet il nous est apparu opportun de rapprocher deux éléments de l’actualité qui sont porteurs de modifications du paysage cinématographique.

LE RETOUR DU PATRIMOINE

Le premier que vous trouverez développé à l’intérieur de ce numéro est le retour du patri- moine. Nous entendons par là que l’intérêt du public pour les films de patrimoine ne cesse de se développer en particulier grâce aux chaines de cinémas mais aussi grâce à l’action entreprise depuis de nombreuses années, tout d’abord par les ciné-clubs et la Cinémathèque seuls bientôt accompagnés par les salles d’art et d’essai et les salles de répertoire.

Aujourd’hui le patrimoine cinématographique est de plus en plus recherché par le public à l’instar de l’évolution connue dans les arts plastiques. Si nous n’en sommes pas encore aux entrées des grandes exposi- tions, il semble bien que nous en prenions tout doucement le chemin.

LA REFORME TERRITORIALE

Mais le cinéma est également concerné par le second élément porté par l’actualité : la réforme territoriale et plus particulièrement la création des métropoles. Vous trouverez dans l’article ci-contre de brèves informations sur ce sujet qui bien plus encore que la réduction du nombre de régions va impacter durablement notre environnement.

Alors même que les pouvoirs publics affirment leur attachement à la démocratie participative on peut espérer que ce vaste chantier ne se développera pas sans une large consultation de toutes les organisations représentatives de chaque secteur d’activité, en particulier pour nous dans celui du cinéma.

Téléchargez le lettre complète en pdf : En-Bref-Mars-Avril-2015

Janvier – Février 2015

Edito

Parmi toutes les activités culturelles où interviennent amateurs et professionnels, la réalisation de court-métrages tient sans aucun doute une place particulière. Certes les chorales « amateurs » participent souvent à des spectacles professionnels, certes les participants au « Off » d’Avignon ne tirent pas leur pain quotidien de leur rôle d’acteur, mais la réalisation de courts métrages ne relève pas tour à fait de la même logique. Pour s’en convaincre il suffit d’avoir participé aux rencontres de Bourges, organisées par la Fédération Française Cinéma et Vidéo et au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, auquel nous consacrons la page suivante.

Il faut comparer ce qui est comparable, les deux manifestations n’ont pas la même importance tant au nombre de court-métrages présentés qu’aux manifestations qui les accompagnent. Par ailleurs Bourges est quasi- ment réservé aux films français sectionnés par les concours régionaux, alors que Clermont-Ferrand a une programmation internationale dont les films sont sélectionnés par des comités représentant les trois compétitions: le comité de sélection pour la compétition internationale, le comité de sélection pour la compétition « Labo » et le comité de sélection pour la compétition française. C’est cette dernière compétition qui permet une comparaison entre Clermont-Ferrand et Bourges. Et là on se rend compte qu’il n’y pas d’écarts significatifs tant au plan des thèmes traités qu’au plan technique.

A l’heure où la loi sur les pratiques amateurs attend toujours sa rédaction définitive pour être présentée à l’Assemblée Nationale, un beau sujet de réflexion pour le législateur !

Téléchargez la version complète en pdf :En-Bref-Mars-Avril-2015

Novembre – Décembre 2014

La salle au cœur du cinéma ?

Il y a deux ans au cours de nos rencontres de La Rochelle nous nous interrogions déjà sur l’avenir de la salle face aux réseaux de diffusion VOD, ou piratage sur le net.

L’arrivée de Netflix dans le paysage français poussait l’ARP pour ses Rencontres cinématographiques de Dijon à s’interroger «comment retrouver les meilleures conditions de distribution des œuvres» en faisant largement référence au rapport Bonnell.

La salle ? Oui certainement mais le spectateur ? Et quid du film qui est projeté dans cette salle et qui fait venir le spectateur ?

Chacun de commenter la rapide migration du parc français de salles vers le numérique, sans mesurer combien la petite et moyenne exploitation ont pris tardivement conscience de toutes les nouvelles opportunités de programmation qu’offre le numérique.

Il nous semble aussi que les films, français en particulier, sont en train de se chercher une nouvelle voie en marge de l’«Auteurisme» qui faisait le lit de l’exception culturelle.

  • De nouvelles personnalités investissent la création cinématographique et à l’image de Nakache et Tolédano (Samba, et Intouchable) acceptent de signer à plu- sieurs une œuvre.
  • Le choix d’acteurs non professionnels qui s’approprient le discours du réalisateur sans le dénaturer (Mange tes morts, tu ne diras point).
  • L’usage des «petites caméras» numériques manipulées par des jeunes professionnels sortant des écoles de cinéma pour mettre en image des scénarios écrits et dialogués.
  • Tous ces d’éléments concourent à proposer au public une nouvelle gamme de films capables de renouveler les specta- teurs dans les salles.

La profession peut, à juste titre, demander une régulation afin d’enrayer la dépréciation du cinéma mais elle doit aussi aller vers une réactivité plus grande aux évolutions technico-artistiques dans le domaine de la projection comme dans celui de la captation ou même de l’écriture.

Les dispositifs économiques ne font pas tout, on risque, à brève échéance, de s’apercevoir que la réduction du tarif d’entrée à 4 € pour les jeunes n’a finale- ment pas fait venir un nouveau public, mais accru la fréquentions d’un public déjà «acquis».

Téléchargez la lettre complète en pdf : En-Bref-Nov-Dec-2014