Archives pour la catégorie La lettre « En Bref » – Archives-

La Lettre Mai-Juin 2017

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Editorial : Le film sans la salle comme un poisson hors de l’eau ?

Le Festival de Cannes vient de s’achever, mais il n’est pas trop tard pour s’interroger sur le mini séisme qui l’a précédé lorsque l’on a appris que deux œuvres sélectionnées n’avaient peut-être pas droit de participer au Festival du film, puisqu’elles n’étaient pas destinées à sortir en salle. Et tout cela dans une actualité où une nouvelle fois la réforme de la chronologie des médias restait enlisée malgré une dernière tentative couronnée d’échec fin avril.

Du coup le débat sur la présence des films non destinés à une salle s’est focalisé sur le fait de savoir pourquoi on refuserait de considérer qu’un film peut être indifféremment vu en salle, sur une télé, sur un ordinateur, sur un téléphone portable, etc…

Un autre débat s’est instauré autour du fait que Netflix ne participait pas aux règles de financement prévues par la loi, il ne pouvait donc pas prétendre à entrer dans le circuit légal de production et de diffusion de films en France.

Mais curieusement, peu ou pas de questions ont été posées sur le rôle de la salle de cinéma et sur le caractère spécifique d’une projection dans ce cadre.

Pourtant c’est pour nous l’essentiel. De même qu’un tableau présenté dans un musée n’est pas comparable à une excellente reproduction publiée dans un livre d’art, de même qu’une symphonie orchestrée devant un public n’est pas une œuvre retransmise à la télévision, ou présentée sur un disque, de même qu’une manifestation sportive vécue n’est pas de nature identique à celle retransmise, il faut considérer qu’un film vu en salle est une expérience unique que ne saurait remplacer tout autre média. C’est toujours la position que nous avons défendue depuis la fondation de ce qui était alors « Villes et cinémas».

La Lettre « en Bref » Mars-Avril 2017

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  • Editorial :  Droits culturels Ils ont fait leur entrée dans la législation française par la loi NOTRe et la loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine qui précise que cette loi définit une politique de service public dans le respect des droits culturels figurant dans la convention de l’UNESCO du 20 octobre 2005 : « les activités, biens et services culturels ont une double nature, économique et culturelle, ils ne doivent donc pas être traités comme ayant exclusivement une valeur commerciale. » Cette notion de droits culturels est complexe et fait l’objet d’interprétations différentes.Le congrès de la FNCC qui vient d’avoir lieu s’est saisi de cette question qui a fait l’objet d’un atelier et d’une publication, ce qui a permis de mieux préciser le contexte, comme en témoigne le texte ci-après :« Les droits culturels portent des dimensions à la fois politiques (leur défense et leur promotion relèvent de la responsabilité politique), sociétales (leur prise en compte pose la question du multiculturalisme et donc du débat entre communautarisme, intégration et assimilation), économiques (l’exception culturelle), juridiques et des modalités de l’action culturelle (politiques participatives, valorisation des pratiques expressives citoyennes, etc…).Mais la dimension principale des droits culturels est d’abord d’ordre éthique : la reconnaissance de la dignité culturelle de chacun, quelle que soit sa culture, quelles que soient ses pratiques. C’est un horizon humaniste de reconnaissance de l’autre et d’affirmation de la valeur d’universalité de la singularité de la personne. ».Notre modeste contribution à la défense des droits culturels est bien entendu notre opération « Cinéma et égalité des territoires », car permettre à tous de pouvoir accéder à une salle de cinéma, n’est-ce pas répondre à une partie des objectifs.

La Lettre « en Bref » Janvier – Février 2017

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  • Editorial : Ordonnance

Comme vous le verrez dans ce numéro, le CNC Centre national du cinéma et de l’image animée vient de publier un texte, concernant la chronologie des médias. Mais d’autres textes sont probablement en préparation.

En effet, la loi récemment promulguée relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine prévoit dans son article 93 que : « Le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances toutes mesures relevant de la loi propre à modifier le code du cinéma et de l’image animée ».

Bien d’autres articles de la loi concernent spécifiquement le code du cinéma,  en particulier ceux consacrés au «partage et à la transparence des rémunérations» ou à l’exercice des professions et activités de la production et de la distribution (article 26). Bien entendu et compte tenu du sujet même de la loi, beaucoup d’articles sur la formation, la conservation et la valorisation du patrimoine concernent également le cinéma sans lui être expressément réservés. Nous n’avons reproduit en page 2 que les principales dispositions prévues par l’ordonnance.

Les autres dispositions sont brièvement résumées ci-après :

  • ž   adapter les sanctions susceptibles d’être infligées,
  • ž   recueillir les informations nécessaires à l’amélioration de la lutte contre la fraude aux aides publiques,
  • ž   préciser les règles s’appliquant aux agents de contrôle du Centre national du cinéma et de l’image animée.

Le texte précise enfin que : les ordonnances sont prises dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de six mois à compter de la publication des ordonnances.

Comme vous pourrez le constater, les ordonnances ne semblent pas porter sur des sujets très différents de ceux qui font l’objet de la loi. On peut donc se demander ce qui motive ce traitement particulier. Une affaire à suivre.

La Lettre « En Bref » Novembre- Décembre 2016

Pour lire la Lettre : en-bref-nov-dec-2016

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TREVOUX, 17 octobre 2016

trevoux

 

Le 17 octobre a marqué une étape importante pour notre projet « Cinéma égalité des territoires » grâce au succès du colloque que nous avons organisé en commun avec l’Association des Maires Ruraux de France. Le compte rendu de cette rencontre est en cours, nous vous le communiquerons dans notre prochain numéro. En attendant, voici quelques informations sur le déroulement.

Il faut d’abord se féliciter de la bonne organisation matérielle qui a reposé entièrement sur l’AMRF dans une commune, Trévoux, disposant d’un cinéma et de plusieurs équipements culturels de qualité.

Après les introductions officielles de l’AMRF par le président Vanick Berbérian et de Territoires et Cinéma par Jacques Guénée, Président Délégué, la matinée a été consacrée à un exposé introductif sur la situation du cinéma en France par Jean-Michel Gévaudan (ADRC) suivi de témoignages sur la pratique cinématographique en milieu rural avec notamment le témoignage de Marie-Jeanne Béguet, maire de Civrieux et présidente des Maires Ruraux de l’Ain et de Maya Abgrall (cinéma associatif L’Horloge à Meximieux), Emmanuel Baron (V.O., réseau de distribution de salles de proximité, Geneviève Gentilhomme (Ecran vagabond du Trièves, circuit itinérant), Marie-Françoise Philippe (Festival de la Biolle), Cyrille Hugonnet (Le cinéma chez l’habitant « A bientôt, j’espère ») et Manuel Pradal (réalisateur, association Lanterna Magica).

Cette table ronde s’est achevée sur un dialogue avec la centaine de participants présents, dont beaucoup, en présentant leurs expériences, ont complété l’inventaire des pratiques.

Quant à l’après-midi, elle s’est ouverte par un exposé de Jérôme Gouy de l’Institut National  de l’Audiovisuel (INA Lyon) suivi d’une table ronde permettant de bien situer le contexte général et réglementaire dans lequel évolue le cinéma en France, les participants étant Catherine Bertin, déléguée générale du Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI), Marion Goletty (CNC), Eric Rostand (CANOPé), Emeric de Lastens (DRAC), Jonathan Bazin (Région Auvergne-Rhône-Alpes).

Mikael Arnal et  Agnès Salson ont présenté l’étude dont nous rendons dans notre Lettre (page 3).

Une courte synthèse a suivi au cours de laquelle ont été évoquées plusieurs pistes  pour poursuivre les travaux, les participants se montrant arrachés à la nécessité de prévoir une période expérimentale avant de procéder à une large information des élus du monde rural.

La rencontre proprement dite a été close par trois interventions, celle de Jacques Guénée pour Territoires et Cinéma, Vanick Berbérian pour l’AMRF et Florian Salazar-Martin pour la FNCC. Les participants ont ensuite assisté une projection

Cette brève présentation ne peut bien évidemment pas rendre compte de l’ambiance extrêmement chaleureuse qui a marquée toute la journée, ni d’un moment qui a permis des rencontres et des échanges plus approfondis, on parle ici du temps du repas.

 

La Lettre « En Bref » septembre-octobre 2016

Pour lire la Letre  : en-bref-septoct-2016

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Inégalité des territoires ?

Les rencontres du calendrier font que notre
ami le sénateur du Loiret Jean-Pierre Sueur,
le sénateur dans la défense du cinéma, vient
de poser une question écrite à la Ministre de
la Culture. Vous trouverez en page 2 cette
question, et la réponse de la Ministre qui
détaille très complètement le soutien apporté
par le CNC à la diffusion du cinéma. Ce
soutien est d’ailleurs couronné de succès,
l’argumentation de la fréquentation en
témoigne.
Toutefois demeure posée la
problématique qui nous a conduits à
lancer notre opération « CINEMA ET
EGALITE DES TERRITOIRES » : en effet,
dans le domaine du cinéma comme dans
beaucoup d’autres, une partie importante du
territoire ne bénéficie pas des mêmes
prestations, les territoires ruraux en
particulier. C’est une des raisons pour
lesquelles nous organisons notre colloque à
Trévoux, un bon exemple de ce que pourrait
être l’existence d’un cinéma dans de petites
communes.
Rappelons quelques chiffres qui montrent
bien qu’une action pour l’égalité des
territoires est indispensable :
Toutefois demeure posée la
problématique qui nous a conduits à
lancer notre opération « CINEMA ET
EGALITE DES TERRITOIRES » : en effet,
dans le domaine du cinéma comme dans
beaucoup d’autres, une partie importante du
territoire ne bénéficie pas des mêmes
prestations, les territoires ruraux en
particulier. C’est une des raisons pour
lesquelles nous organisons notre colloque à
Trévoux, un bon exemple de ce que pourrait
être l’existence d’un cinéma dans de petites
communes.
Rappelons quelques chiffres qui montrent
bien qu’une action pour l’égalité des
territoires est indispensable :
Tout d’abord, rappelons que, selon l’INSEE,
41, 5% de la population n’entre jamais dans
un cinéma, ce pourcentage montant à 61 %
pour les agriculteurs exploitants. Quant à la
présence de salles sur le territoire,
constatons qu’il y a 2 612 communes de 3
000 habitants et plus, seules 1 007 sont
équipées.
 Les statistiques publiées par La Géographie
du cinéma (document CNC) indiquent que les
agglomérations équipées concentrent près de
43 millions d’habitants sur 63 millions.
 50 % de la population réside dans des
communes de moins de 10 000 habitants qui
génèrent 29 millions d’entrées avec un indice
de fréquentation de 0, 90 % , le reste de la
population ayant un indice de fréquentation
de 5, 3 %.
Ces quelques éléments permettent de penser
que notre démarche est justifiée d’autant que
les chiffres de fréquentation corroborent cette
analyse.
En effet, les départements représentant le 1/3
de la population génèrent quasiment la moitié

des entrées….

La Lettre « en bref » Mai- Juin 2016

Pour lire la lettre  : En Bref MaiJuin 2016 DEF

 

Saturation du marché ou vitalité de la création ?

Cette question est d’autant plus actuelle
qu’elle se pose dans un contexte en pleine
évolution, les films n’étant plus exclusivement
destinés aux salles de cinéma, qui elles-
mêmes diffusent sur leurs écrans d’autres
productions : pièces de théâtre, visite
d’expositions, concerts, compétition sportives,
et même séries télévisées. Dans tous les cas
demeure l’interrogation : saturation du
marché ou vitalité de la création .
Ce sont effectivement les deux termes
présentant l’analyse du secteur réalisation de
l’industrie cinématographique en France.
Contrairement aux apparences, ces termes
ne sont pas antagonistes car ils sont tous le
deux justifiés l’un s’inquiétant pour la bonne
santé économique du cinéma et l’autre se
félicitant de voir se développer la part prise
par le cinéma dans la création artistique.
S’ils ne sont pas antagonistes, sont-ils pour
autant conciliables ? Probablement pas car
l’industriel a pour objectif un rapport entre
l’offre de produits et la demande du public
tandis que le créateur entend sauvegarder la
liberté d’expression et le droit à l’innovation.
Mais le cinéma et, dans une moindre mesure,
ce qu’il est convenu d’appeler le spectacle
vivant, posent des problèmes différents de
ceux rencontrés par la littérature, la sculpture,
la peinture.
Dans le premier cas, les investissements
nécessaires sont importants et se pose donc
la question de la rentabilité alors même que
le temps durant lequel elle peut être
recherchée se réduit de plus en plus.
Le second cas est radicalement différent, les
contraintes matérielles sont bien moindres et,
si un livre, une toile ou une sculpture ne
rencontrent pas leur public, cela n’empêche
pas pour autant le créateur de poursuivre son
œuvre.
Mais pour autant le rôle de l’éditeur ou celui
du galeriste demeurent essentiels pour que le
créateur rencontre un public. C’est pourquoi
un équilibre doit sans cesse être recherché
entre le marché et la création. C’est le rôle
que s’efforcent de jouer les aides publiques,
avances sur recettes, TSA, achat par les
FRAC, soutien aux éditeurs et à la presse et
même, de fait, statut des intermittents. Peut-
être inventera-t- on des systèmes plus
efficaces dans l’avenir, mais, en attendant,
efforçons-nous d’améliorer ceux qui existent.

La Lettre « en bref » Mars-Avril 2016

La nouvelle Lettre : En Bref Mars-Avril 2016

Une réforme salutaire ?

Dans un monde où l’image fixe ou animée prend de plus en plus d’importance, en particulier pour les plus jeunes, faut-il des mesures particulières de protection ?

L’Etat a répondu oui dans deux domaines réglementaires, celui de la presse avec la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et l’adolescence et celui du cinéma avec la commission de classification des films.

Dans ces deux cas, on peut interdire ou restreindre la diffusion.

Le cas de la télévision est différent puisqu’il relève d’une politique du conseil avec des mentions « déconseillé à des publics de moins de » ou des avertissements pour publics sensibles à la violence.

En dehors des considérations morales auxquelles s’attachent particulièrement les défenseurs de la vertu, c’est surtout le cinéma qui est principalement concerné par des décisions qui ont une importance particulière sur la carrière commerciale des films. Plusieurs affaires récentes ont attiré l’attention du public en montrant que la vigilance d’associations pouvait aboutir à des décisions de justice qui rendaient caduques les propositions de la commission  de classification et les décisions de la Ministre qui en découlait.

C’est pourquoi Jean-François Mary s’est vu confier un rapport sur la « classification des œuvres cinématographiques relative aux mineurs de seize à dix-huit ans » et curieusement rien en ce qui concerne la période douze à seize ans. Il est, comme tous les rapports, plutôt copieux. Vous en trouverez en page 2 de la Lettre « En Bref »un extrait qui précise ses objectifs.