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La lettre « En Bref – Mars-Avril-« 

Edito de la lettre « En Bref – Mars Avril-« 

Deux mesures significatives viennent d’être annoncées par l’Etat afin de réduire les inégalités territoriales, inégalités particulièrement importantes dans le domaine de l’offre culturelle. Bien entendu cela ne peut que nous encourager à développer notre action « CINEMA ET EGALITE DES TERRITOIRES ». Nous vous présentons dans ce numéro ces deux mesures.

Et nous vous rappelons également que depuis de nombreuses années le CNC a été à l’avant-garde de cette démarche avec son programme d’aide sélective à la création et à la modernisation de salles en zone insuffisamment équipée.

La première opération s’intitule «Action cœur de Ville» elle concerne 222 villes moyennes et a pour but sauvegarder la vie collective du centre-ville qui est considéré comme un élément essentiel de la sauvegarde d’une bonne qualité de vie, non seulement pour les habitants du centre-ville, mais également pour tous ceux qui y travaillent, y étudient et souhaitent pourvoir trouver des lieux de rencontre et d’échanges, qu’ils soient commerciaux ou culturels.

La deuxième opération est de nature différente, et se rapproche de ce que nous nous efforçons de faire. Elle s’intitule «Culture près de chez vous». Il s’agit d’un plan d’action en faveur des «territoires culturels prioritaires» recensés par une étude préalable qui a pris en compte le nombre d’équipements culturels en regard de la population. On a ainsi déterminé 86 bassins de vie de 10 000 habitants dans lesquels il n’existe pas d’équipement culturel.

Cette situation est d’autant plus spectaculaire que le Ministère de la Culture constate qu’il dépense chaque année en Ile-de-France 139 € par habitants pour seulement 15 € par habitants hors Ile-de-France, DOM-TOM inclus.

Un rééquilibrage s’impose en effet !

 

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La Lettre « En Bref » de Janvier Février 2018

Editorial :

Vous avez dit illégal ?

Bien que les textes législatifs et
réglementaires soient parfaitement
clairs en ce qui concerne le cinéma
non commercial, il faut bien
constater que de plus en plus de
séances « non commerciales »
sont organisées hors de ce cadre.
Cela tient à plusieurs causes. Tout
d’abord les progrès techniques de
projection en DVD ou blu-ray qui
rendent très facile l’organisation de
telles séances, mais également par
le fait que, dans plusieurs zones du
territoire la fréquentation
cinématographique est plus faible
que la moyenne, comme le montre
les statistiques du CNC : un tiers
de la population fourni la moitié des
entrées et les deux autres tiers
seulement l’autre moitié.
C’est d’ailleurs pour cette dernière
raison que nous engageons avec
notamment l’association des
Maires Ruraux une action sur le
thème « Cinéma et égalité des
territoires ».
Pour en revenir aux séances
illégales, il faut dire qu’elles
correspondent à une demande de
spectateurs qui souhaitent voir des
films qui ne sont pas programmés
par leur cinéma. Pour autant cette
demande ne justifie pas
l’organisation de séances illégales.
De nombreuses salles de cinéma
répondent d’ailleurs à cette
demande dans le cadre de
l’exploitation normale. Prenons
simplement un exemple d’un
arrodissement à Paris, le 14ème,
où trois cinémas, L’entrepôt, Le
Chaplin Denfert et les 7
Parnassiens accueillent chaque
mois des groupes de spectateurs
en programmant le film qu’ils ont
souhaité, avec bien entendu la
billetterie CNC.
Ces différentes questions montrent
l’utilité d’une réflexion que nous
souhaiterions engager avec la
profession, le plus urgent étant de
faire des propositions pour contrer
les séances pirates.

La lettre « en Bref » Novembre -Dévembre 2017-

Editorial :

Cinéma, une place à part ?

Les rapports du cinéma avec la puissance publique se déroulent bien évidemment dans le cadre du CNC, et sont d’ailleurs un excellent exemple d’une organisation harmonieuse des interventions publique et de l’utilisation des taxes spécialisées, exemple qui gagnerait a être développé dans d’autres secteurs des activités culturelles.

Pour autant cette situation spécifique n’aboutit-elle pas à écarter le cinéma des autres formes d’interventions publiques.

Par exemple lorsque la loi économie sociale et solidaire (ESS) a été votée, quelle place a tenu le cinéma, dont l’organisation et les principes ne sont pourtant pas éloignés de l’organisation et des principes qui ont abouti à la loi ?

Autre exemple significatif, le Gouvernement prépare une ordonnance sur la réforme de l’apprentissage. Les organisations professionnelles du cinéma seront-elles consultées sur son contenu ? Et plus généralement la profession souhaite-t-elle s’inscrire dans les dispositifs d’un apprentissage rénové par la nouvelle loi.

Cette position particulière du cinéma ne se limite pas à ces seuls aspects plus administratifs. Un grand nombre d’études et de publications consacrées à la culture ne font que peu ou pas de place au cinéma.

Citons deux cas récents :

D’abord la publication d’un ouvrage intitulé « Lettre ouverte aux Français et à leurs élus sur le Patrimoine » dans lequel aucune mention n’est faite du patrimoine cinématographique.

Ensuite l’appel à projet du fonds d’encouragement aux initiatives artistiques et culturelles des amateurs en spectacle vivant et arts plastiques (FEIACA) qui n’accorde aucune place au cinéma, alors que beaucoup de salles accueillent des activités de citoyens volontaires, sans parler autant bien entendu des ciné-clubs et des clubs de cinéastes amateurs.

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La Lettre « en Bref » Septembre-Octobre

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L’éditorial du mois :

Deux congrès importants
Ils viennent de se dérouler : celui de
la Fédération Nationale des
Cinémas Français et celui de
l’Association des Maires Ruraux de
France. Vous en trouverez quelques
éléments en page 3.
Mais nous souhaitons ici rendre
compte de celui de l’AMRF dont les
conclusions confortent notre
position. Dans plusieurs numéro
d’En Bref nous vous avons exposé
combien l’offre cinématographique
était inégalement répartie sur le
territoire, au détriment bien entendu
des zones rurales, et ce malgré
l’action des circuits itinérants ou des
ciné-clubs.
Le congrès national de l’AMRF vient
de démontrer qu’à l’évidence « Pour
la saisir, il faut redonner de la
considération aux territoires ruraux
et les mêmes capacités d’actions
qu’aux territoires urbains. Il faut
redonner espoir aux habitants et
aux élus. » C’est dire si le milieu
rural est profondément inquiet de la
situation car, malgré des
déclarations apaisantes sur le rôle
essentiel des communes, il n’y a
que peu ou pas de réalisations
concrètes.
En fait on peut constater que,
comme pour le cinéma, les
inventaires qui sont fait dans tous
les domaines ne tiennent
pratiquement aucun compte de la
diversité et de la complémentarité
des territoires, et que le domaine
dominant est celui de la Métropole.
Moins de 60% du territoire est
convenablement desservi en
téléphonie mobile, dans 37
Départements il y a moins de 12
communes équipées d’une salle de
cinéma. Ce constat établi, que fait-
on pour y remédier ? Tout se passe
comme si l’idéal était la
concentration des habitants, des
services et des activités dans de
grands ensembles urbanisés. C’est
particulièrement vrai dans le
domaine du cinéma avec la
« multiplexification » des salles.
Raison de plus de poursuivre, avec
l’AMRF, notre action commune
« CINEMA ET EGALITE DES TERRITOIRES ».

 

La Lettre Mai-Juin 2017

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Pour lire la totalité de la lettre : En Bref MaiJuin 2017

Editorial : Le film sans la salle comme un poisson hors de l’eau ?

Le Festival de Cannes vient de s’achever, mais il n’est pas trop tard pour s’interroger sur le mini séisme qui l’a précédé lorsque l’on a appris que deux œuvres sélectionnées n’avaient peut-être pas droit de participer au Festival du film, puisqu’elles n’étaient pas destinées à sortir en salle. Et tout cela dans une actualité où une nouvelle fois la réforme de la chronologie des médias restait enlisée malgré une dernière tentative couronnée d’échec fin avril.

Du coup le débat sur la présence des films non destinés à une salle s’est focalisé sur le fait de savoir pourquoi on refuserait de considérer qu’un film peut être indifféremment vu en salle, sur une télé, sur un ordinateur, sur un téléphone portable, etc…

Un autre débat s’est instauré autour du fait que Netflix ne participait pas aux règles de financement prévues par la loi, il ne pouvait donc pas prétendre à entrer dans le circuit légal de production et de diffusion de films en France.

Mais curieusement, peu ou pas de questions ont été posées sur le rôle de la salle de cinéma et sur le caractère spécifique d’une projection dans ce cadre.

Pourtant c’est pour nous l’essentiel. De même qu’un tableau présenté dans un musée n’est pas comparable à une excellente reproduction publiée dans un livre d’art, de même qu’une symphonie orchestrée devant un public n’est pas une œuvre retransmise à la télévision, ou présentée sur un disque, de même qu’une manifestation sportive vécue n’est pas de nature identique à celle retransmise, il faut considérer qu’un film vu en salle est une expérience unique que ne saurait remplacer tout autre média. C’est toujours la position que nous avons défendue depuis la fondation de ce qui était alors « Villes et cinémas».

La Lettre « en Bref » Mars-Avril 2017

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  • Editorial :  Droits culturels Ils ont fait leur entrée dans la législation française par la loi NOTRe et la loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine qui précise que cette loi définit une politique de service public dans le respect des droits culturels figurant dans la convention de l’UNESCO du 20 octobre 2005 : « les activités, biens et services culturels ont une double nature, économique et culturelle, ils ne doivent donc pas être traités comme ayant exclusivement une valeur commerciale. » Cette notion de droits culturels est complexe et fait l’objet d’interprétations différentes.Le congrès de la FNCC qui vient d’avoir lieu s’est saisi de cette question qui a fait l’objet d’un atelier et d’une publication, ce qui a permis de mieux préciser le contexte, comme en témoigne le texte ci-après :« Les droits culturels portent des dimensions à la fois politiques (leur défense et leur promotion relèvent de la responsabilité politique), sociétales (leur prise en compte pose la question du multiculturalisme et donc du débat entre communautarisme, intégration et assimilation), économiques (l’exception culturelle), juridiques et des modalités de l’action culturelle (politiques participatives, valorisation des pratiques expressives citoyennes, etc…).Mais la dimension principale des droits culturels est d’abord d’ordre éthique : la reconnaissance de la dignité culturelle de chacun, quelle que soit sa culture, quelles que soient ses pratiques. C’est un horizon humaniste de reconnaissance de l’autre et d’affirmation de la valeur d’universalité de la singularité de la personne. ».Notre modeste contribution à la défense des droits culturels est bien entendu notre opération « Cinéma et égalité des territoires », car permettre à tous de pouvoir accéder à une salle de cinéma, n’est-ce pas répondre à une partie des objectifs.

La Lettre « en Bref » Janvier – Février 2017

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Pour lire la totalité de la lettre « en bref » : en-bref-janvfev-pdf
  • Editorial : Ordonnance

Comme vous le verrez dans ce numéro, le CNC Centre national du cinéma et de l’image animée vient de publier un texte, concernant la chronologie des médias. Mais d’autres textes sont probablement en préparation.

En effet, la loi récemment promulguée relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine prévoit dans son article 93 que : « Le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances toutes mesures relevant de la loi propre à modifier le code du cinéma et de l’image animée ».

Bien d’autres articles de la loi concernent spécifiquement le code du cinéma,  en particulier ceux consacrés au «partage et à la transparence des rémunérations» ou à l’exercice des professions et activités de la production et de la distribution (article 26). Bien entendu et compte tenu du sujet même de la loi, beaucoup d’articles sur la formation, la conservation et la valorisation du patrimoine concernent également le cinéma sans lui être expressément réservés. Nous n’avons reproduit en page 2 que les principales dispositions prévues par l’ordonnance.

Les autres dispositions sont brièvement résumées ci-après :

  • ž   adapter les sanctions susceptibles d’être infligées,
  • ž   recueillir les informations nécessaires à l’amélioration de la lutte contre la fraude aux aides publiques,
  • ž   préciser les règles s’appliquant aux agents de contrôle du Centre national du cinéma et de l’image animée.

Le texte précise enfin que : les ordonnances sont prises dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi. Un projet de loi de ratification est déposé devant le Parlement dans un délai de six mois à compter de la publication des ordonnances.

Comme vous pourrez le constater, les ordonnances ne semblent pas porter sur des sujets très différents de ceux qui font l’objet de la loi. On peut donc se demander ce qui motive ce traitement particulier. Une affaire à suivre.