Tous les articles par Louchez

« Au poste »

 

 

 

 

Un peu dubitatif face au cinéma de Quentin Dupieux, je dois reconnaître à ce cinéaste d’avoir malgré tout un univers bien à lui.
Son dernier film – Réalités – semblait plus abouti que ses œuvres précédentes et son nouvel opus « Au poste » promettait d’être engageant.

Du reste, cela commence plutôt bien et l’interrogatoire mené par Benoît Poelvoorde (plutôt sobre) sur un crime, ne manque pas de quelques bonnes réparties.

Certains détails physiques des personnages surprennent comme le flic borgne, la fumée de cigarette qui s’échappe du ventre de Poelvoorde. On pense évidemment plus au cinéma de Blier qu’à celui de Claude Miller, mais faute d’un scénario solide, l’histoire finit par s’enliser au bout de 40 minutes, pour paraitre ensuite interminable : ce qui est une gageure pour un film durant 1h13 !
Le final très convenu (des acteurs sur scène face au public) n’est pas franchement convaincant.

L’interprétation, trop à l’aise, de Grégoire Ludig en suspect, manque de relief. On imagine comment un comédien tel qu’Edouard Baer aurait pu transcender ce personnage énigmatique.

Bref, ni la mise en scène un peu paresseuse, ni son scénario confus permettent à ce pastiche très référencé et plutôt morbide, de décoller, malgré de bonnes idées pour le moins surréalistes, ici et là.

Michel Senna

L’agence du court métrage – Le festival d’Angoulème

Nous vous invitons à consulter le nouveau site de l’Agence du court métrage :

Avec un catalogue de plus de 12 000 courts métrages, notamment à travers des sélections thématiques et événementielles, les derniers films repérés en festivals, des focus sur les cinéastes à l’affiche, etc. Le nouveau site avec accès aux fiches techniques et aux ressources, permet d’explorer, de visionner  ou de réserver en ligne des films pour tous les lieux de projections publiques.

Pour consulter le site : ici

Festival du film francophone d’Angoulême

La 11e édition du Festival ciné d’Angoulême, aura lieu du 21 au 26 août.

10 films en compétition et 10 autres en avant-première, les « bijoux de famille » d’UGC, un hommage au cinéma haïtien, un focus sur Jacques Doillon, des séances en plein air : le programme est en ligne.

Cette année, les films de la compétition seront soumis au Jury présidé par Karin Viard.

Les projections seront effectuées en « EclairColor » à l’Espace Franquin, l’un des 6 lieux de projection du festival.

Commission de contrôle de la réglementation

Nouvelle Commission de contrôle de la réglementation

La Commission qui a débuté sa mission le 5 juillet au CNC est chargée de contrôler le respect de la réglementation dans les secteurs du cinéma et de l’image animée et de sanctionner les éventuels manquements. Désormais, lorsque des agents du CNC constateront un manquement aux règles applicables, un Rapporteur indépendant issu du Conseil d’Etat sera saisi et soumettra l’affaire à cette Commission, composée de 5 professionnels du secteur, de 3 personnalités qualifiées et 2 membres des corps de contrôle de l’Etat. Présentation ici.

Le book club


Une comédie romantique « sénior » qui ne fait pas dans la dentelle mais qui vaut le détour pour les prestations savoureuses de ses héroïnes : Jane Fonda, Diane Keaton, Candice Bergen et Mary Steenburgen, qui incarnent quatre amies de longue date qui se réunissent toutes les semaines dans le cadre de leur club de lecture. La découverte de 50 nuances de grey va provoquer quelques remous dans la vie de certaines d’entre elles.
La mordante Vivian (Jane) qui refuse de s’investir dans une relation durable va renouer avec l’un de ses anciens amants joué par Don Johnson. Carol (Mary) essaie de réveiller son mari un rien désabusé depuis sa mise à la retraite, Diane (Diane) une veuve essaie de s’affranchir de ses enfants et redécouvre l’amour et Sharon (Candice), une juge, qui sur les conseils de ses deux amies s’inscrit sur des sites de rencontres.
Cette comédie de Bill Holderman bénéficie de dialogues percutants même si les situations, drôles ou scabreuses, sont surtout très convenues.
Le spectateur aura néanmoins la surprise de revoir Richard Dreyfuss et Andy Garcia. Un film gentiment formaté pour un vaste public américain, qui évoque certaines séries à succès. Dommage que ces comédiennes si talentueuses n’aient pas été réunies autour d’un meilleur scénario.

Michel Senna

La Lettre « en Bref » Mai-Juin

Edito de la lettre « En Bref – Mai-Juin »

AUDIOVISUEL ET CINEMA

Nous entrons dans une période où cette question devient d’une brulante actualité. Tout d’abord les déboires de Canal + avec le football amène la profession à s’interroger sur les conséquences que devraient entraîner cette situation sur la capacité d’investissement de Canal + dans la production des films. Car il ne faut pas oublier qu’en 2017 Canal+ a apporté 158 millions d’euros sous forme de préachat, ce qui a bénéficié à 117 films français. Or l’accord qui a permis ce financement arrivera a échéance en 2019. Si Canal + connait des difficultés, on peut craindre que la reconduction ne s’effectue sur des bases inférieures.
Mais ce n’est pas la seule question que se pose le cinéma français. La réforme annoncée de l’audiovisuel public aura forcément des conséquences. Nous vous en présentons les grandes orientations dans ce numéro. La principale d’entre-elles réside dans l’affirmation que pour reconquérir un public jeune il faut se tourner vers le numérique car les moyens traditionnels seraient devenus inadaptés. Certes cette remarque de la Ministre concerne l’audiovisuel public. Mais elle risque d’indiquer une direction dans laquelle le rôle de la salle de cinéma peut être mis en question.
Un autre point de la réforme annoncée pose problème. La Ministre a annoncé son souci de développer la régionalisation du secteur en augmentant les moyens des chaines régionales qui passeraient de 100 millions à 250 millions d’euros. Cela n’implique pas nécessairement un moindre investissement de l’audiovisuel public dans le cinéma, mais la question mérité d’être posée.

Pour recevoir la lettre sur votre adresse mail rendez-vous à la rubrique « commentaires » et faites votre demande.

Pour lire la lettre dans sa totalité c’est : ici

Festival des 3 continents : 40 ans

A l’occasion de ses 40 ans, le FESTIVAL DES 3 CONTINENTS de NANTES ouvre une campagne de crowdfunding :

Le festival lance une collecte afin de réaliser un ouvrage de référence sur le cinéma contemporain.
Il s’agit d’établir avec de nombreux rédacteurs (critiques, cinéastes) un état des lieux sur les évolutions esthétiques et à
mesurer l’impact du numérique à l’échelle des 3 Continents.
Festival des 3 Continents : « 40 ans
après, où va le cinéma ? ». La collecte permettra au festival de financer une partie de la production
de l’ouvrage à hauteur de 10000€, à hauteur de 5000€ de rassembler les contributeurs au livre
venant du monde entier afin de faciliter échanges de réflexion, proximités, dans un environnement
ouvert et festif. Une soirée dédiée au lancement de cet ouvrage sera organisée. « Ainsi selon votre
contribution, vous recevrez un exemplaire de cet ouvrage de référence. Un PASS festival, une soirée avec les invités, un jeu de cartes postales collector et la reconnaissance éternelle du Festival »

 

Gilles Porte interroge le Festival de Cannes :

Sous la plume de Gilles Porte, Président de l’Association des directeurs photo (AFC), cette petite pique à l’attention du Festival de Cannes et concernant le peu de représentation des techniciens dans Le Festival :
Soyons honnêtes… Les techniciens ont de plus en plus de mal à se rendre à Cannes et en inviter quelques-uns n’aurait-il pas un sens aussi pour celles et ceux qui signent les films ? Ingmar Bergman se retournerait-il sur son île de Farö en apprenant une telle nouvelle, lui qui n’a eu de cesse de mentionner sa très grande complicité avec son directeur de la photographie Swen Nykvist ? Martin Scorcese aurait-il laissé tomber son Carrosse d’or en apprenant cette nouvelle quand on sait à quel point il est reconnaissant à sa monteuse Thelma Shoonmaker de l’accompagner depuis 1967 ?