Tous les articles par Louchez

Petit Paysan

Petit paysan

Venant lui-même du monde agricole, Hubert Charuel, signe ce drame rural qui nous montre comment un éleveur de vaches laitières, confronté à une maladie bovine, essaie de retarder l’inévitable. 
Ce film naturaliste, plutôt brut sans sa forme, bénéficie d’une bonne interprétation de l’étonnant Swann Arlau, en jeune fermier asocial qui ne vit que pour ses vaches et à leur rythme. Une mention spéciale également pour Sara Giraudeau dans le rôle de la soeur vétérinaire assez froide, tiraillée entre son devoir et sa volonté d’aider son frère.
A mi-chemin entre le documentaire fermier et le thriller, ce premier film, certes bien mené, n’est cependant nullement transcendant. Sans doute le manque d’empathie pour ses personnages assez secs et la mise en scène peu audacieuse ne lui permettent de s’envoler vraiment.

Michel Senna

Ginger et Fred

Ginger et Fred …de Federico Fellini
Une œuvre qui porte indéniablement la patte de son réalisateur : Federico Fellini.
Au delà, de la description peu reluisante de l’Italie des années 80 (des rues jonchées de sacs poubelles fumants et peuplées de mendiants et de délinquants), et de la critique féroce de la publicité choc et de la télévision à sensation, façon Berlusconi, Ginger et Fred est aussi un film d’une grande tendresse.
Au milieu d’une galerie de personnages excentriques et gentiment ringards, Marcello Mastr oianni (grimé pour ressembler physiquement à Fellini) et Giulietta Masina incarnent deux anciens artistes du music-hall, qui se retrouvent pour refaire leur numéro de claquettes, lors d’un show TV de Noël.

Drôles et touchants à la fois, les deux comédiens épatants servent ce bien beau film incisif et mélancolique. A revoir donc !
Michel Senna

My Cousin Rachel

L’été n’est pas toujours propice à voir des films dignes d’intérêt et pourtant je vous recommande ce drame en costumes gentiment feutré : My Cousin Rachel, de Roger Michell, une nouvelle adaptation du roman de Daphné Du Maurier (L’Auberge de la JamaïqueRebecca …), la précédente réalisée en 1952 par Henry Koster réunissait Olivia de Havilland et Richard Burton.


Le réalisateur signe un huis-clos rural soigné, aux images côtières splendides, et dont le climat entre tensions, renvois mal aiguillés et désirs, rappelle souvent l’atmosphère des films de Joseph Losey. Le film doit beaucoup à l’interprétation hors-pair de la troublante et sensuelle Rachel Weisz (actrice décidément dans la lignée de Charlotte Rampling) dans la peau de son homonyme Rachel, une héroïne ambiguë dont on ne sait jamais réellement si elle est ou non calculatrice. La comédienne incarne parfaitement cette femme énigmatique, aimante, soucieuse des convenances et moderne par certains côtés.
Nullement un chef d’œuvre mais de la belle ouvrage quand même.
Michel Senna

Festival de Lussas

États généraux du film documentaire 2017.

20 août – 26 août

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