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La Lettre « en Bref » Septembre-Octobre

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Pour lire la totalité de la lettre de Septembre-Octobre  : ici

L’éditorial du mois :

Deux congrès importants
Ils viennent de se dérouler : celui de
la Fédération Nationale des
Cinémas Français et celui de
l’Association des Maires Ruraux de
France. Vous en trouverez quelques
éléments en page 3.
Mais nous souhaitons ici rendre
compte de celui de l’AMRF dont les
conclusions confortent notre
position. Dans plusieurs numéro
d’En Bref nous vous avons exposé
combien l’offre cinématographique
était inégalement répartie sur le
territoire, au détriment bien entendu
des zones rurales, et ce malgré
l’action des circuits itinérants ou des
ciné-clubs.
Le congrès national de l’AMRF vient
de démontrer qu’à l’évidence « Pour
la saisir, il faut redonner de la
considération aux territoires ruraux
et les mêmes capacités d’actions
qu’aux territoires urbains. Il faut
redonner espoir aux habitants et
aux élus. » C’est dire si le milieu
rural est profondément inquiet de la
situation car, malgré des
déclarations apaisantes sur le rôle
essentiel des communes, il n’y a
que peu ou pas de réalisations
concrètes.
En fait on peut constater que,
comme pour le cinéma, les
inventaires qui sont fait dans tous
les domaines ne tiennent
pratiquement aucun compte de la
diversité et de la complémentarité
des territoires, et que le domaine
dominant est celui de la Métropole.
Moins de 60% du territoire est
convenablement desservi en
téléphonie mobile, dans 37
Départements il y a moins de 12
communes équipées d’une salle de
cinéma. Ce constat établi, que fait-
on pour y remédier ? Tout se passe
comme si l’idéal était la
concentration des habitants, des
services et des activités dans de
grands ensembles urbanisés. C’est
particulièrement vrai dans le
domaine du cinéma avec la
« multiplexification » des salles.
Raison de plus de poursuivre, avec
l’AMRF, notre action commune
« CINEMA ET EGALITE DES TERRITOIRES ».

 

« Inventer les territoires culturels de demain »

Le Cycle national propose un cadre reconnu de formation pour aider les acteurs des arts et de la culture à répondre à ces défis.

La formation vise à accroître les capacités des participants à élaborer des stratégies culturelles en prenant en compte : les différents niveaux de territoire, les transformations des cadres et des objectifs de l’action publique, l’évolution des pratiques professionnelles, des écosystèmes et des comportements culturels, et les nouvelles modalités d’organisation et de financement des projets.

Le dossier de candidature est à télécharger ici

Renseignements : +33 (0)4 76 44 95 05 – formations@observatoire-culture.net

Au revoir là haut

Albert Dupontel a passé un nouveau cap en adaptant un roman passionnant de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013. L’acteur se met à nouveau en scène dans ce mélodrame, visuellement très inventif qui rend un hommage assumé évident aussi bien au cinéma de Kubrick qu’à celui de Chaplin et Keaton.

Jouant davantage sur la corde poétique et sensible, que sur l’humour trash ou les situations surréalistes, le film bénéficie en outre d’un superbe travail sur la couleur et de la présence au casting de Niels Arestrup, dans un rôle émouvant taillé sur mesure et de Laurent Lafitte dans celui d’un pur salopard que l’on aime détester.
En dépit de quelques trucages en 3d un peu inutiles et quelques personnages secondaires moins convaincants, Au revoir là-haut propose une belle immersion dans le Paris bouillonnant de l’après Première Guerre.

Michel Senna

Le sens de la fête

Le sens de la fête

Disons-le clairement, cette comédie du tandem Nakache -Toledano est vraiment bien écrite et bénéficie de dialogues vifs et d’une mise en scène aérée.
Dans son rôle sur mesure de traiteur organisant des fêtes de mariages, confronté à l’incompétence de ses seconds et à certains aléas, Jean-Pierre Bacri donne le tempo et permet aux autres comédiens de livrer le meilleur d’eux-mêmes. Bref, une comédie en huis-clos tonique, rafraichissante et gentiment farfelue.

Michel Senna

Positif – Octobre 2017-

Dans le numéro d’Octobre :

Critique et entretien du film The Square de Ruben Östlund

Critique et entretien du film L’Atelier de Laurent Cantet

Critique et entretien du film Demain et tous les autres jours de Noémie Lvovsky

Martin Scorsese, Illuminations.

Une réflexion sur Une certaine tendance du cinéma américain.

Hommages à Jeanne Moreau et Jerry Lewis

Un retour sur le cinéma anglais avec notamment les films La Solitude du coureur de fond et Un Goût de miel de Tony Richardson.

 

Franck Vincent :
Interview posthume. Archétype du mafieux italien chez Scorsese et les Soprano, immortel Billy Batts des Affranchis, Franck Vincent s’était livré par téléphone au creux de l’été, avant de tirer sa dernière révérence le 13 septembre dernier…

Dominic West :
Hors Cadre. Derrière le bar de la Terrasse Mouton Cadet, perchée sur le toit du Palais des festivals de Cannes, un homme prépare un expresso. Geste sûr, chemise blanche, il ne s’agit pourtant pas d’un barman mais bien de Dominic West. Un paradoxe qui définit bien le Jimmy McNulty de The Wire, formé dans le plus prestigieux lycée privé du Royaume-Uni mais originaire de Sheffield.

Retour à Detroit :
Enquête. Pour leur nouveau film, la réalisatrice Kathryn Bigelow et le scénariste Mark Boal ont voulu raconter les émeutes raciales de 1967 qui ont embrasé la ville de Detroit et leur pic atteint dans la nuit du 25 juillet entre les murs de l’Algiers Motel. Forcément, une telle plongée dans la mémoire honteuse de l’Amérique est à manipuler avec la plus grande précaution…

Albert Dupontel, entretien :
Avec Au revoir là-haut, Dupontel signe sa première grosse fresque historique en racontant les tribulations de deux Poilus après la guerre. Albert assagi ? Si la forme change, l’acteur-cinéaste n’a pas fini de fustiger « les marchands » et les illustres « tueurs » de l’Histoire de France. Entretien débridé avec un homme qui parle plus vite que son ombre. Où il est question de Brexit culturel, de cascades sans filet et de bastons au nunchaku.

David Fincher :
Il a commencé dans les effets visuels pour ILM, a testé ses obsessions dans la pub et le clip pour les pop-stars des années MTV. Aujourd’hui, le natif du Colorado David Fincher a 55 ans et a réalisé pour le cinéma des choses aussi marquantes que Seven, Fight Club et The Social Network, et chapeauté le carton House of Cards. Ce mois-ci, c’est une nouvelle série pour Netflix (Mindhunter, retour aux tueurs en série) qui pourrait bien le rendre encore plus indispensable sur tous les écrans. Car Fincher a réussi son coup : devenir, chose assez rare, un réalisateur indépendant installé en plein cœur du système hollywoodien. Pourquoi et comment, il a bien voulu l’expliquer.

Ruben Östlund, portrait :
C’est un réalisateur qui cite les noms de Michael Haneke ou Luis Buñuel pour exposer son programme, mais ne crache pas sur les vidéos YouTube. C’est aussi un homme qui a fait ses armes en filmant les compétitions de ski. Aujourd’hui, Ruben Östlund, Suédois de 43 ans, a gagné la Palme d’or pour The Square. Un prix bizarre ramené à un projet de cinéma bizarre.

Hollywood Endings,reportage :
Ça se passe du côté de Mulholland Drive, pas loin des grands studios de cinéma. Depuis des décennies, la Motion Picture & Television Fund a pris le parti d’accompagner la fin de vie des acteurs, réalisateurs, scénaristes et membres de la grande famille du cinéma. Pour cela, une maison de retraite d’un genre assez unique a été construite. Reportage.

Jean-Louis Trintignant :
Quand on rembobine sa carrière d’acteur – qui s’étale sur plus de soixante ans et déroule presque 120 films – Jean-Louis Trintignant prend ses distances avec son statut de monstre sacré et lâche « un imposteur, j’en étais un ». Coquetterie ultime au moment où l’homme s’affiche dans le dernier Michael Haneke, Happy End, et s’organise une sortie de champ discrète ?

Bernard Lavilliers :
Celui qui reste un des plus dignes rockeurs français a préféré ne pas rejoindre le club des chanteurs d’ici qui s’offrent des crochets pas forcément heureux par le cinéma. Façon de prouver que sur grand écran comme sur une scène de concert, on ne la fait pas à l’envers à l’immense Nanard
Exploitation  Où est passé Jeannette ?

Reprises :
Du pain jusqu’à l’ivresse (Notre pain quotidien de King Vidor)
Les solitaires de Tony Richardson (La Solitude du coureur de fond, Samedi soir et dimanche matin, Un goût de miel)
Inédit :
Godard, commerçant et pirate (Grandeur et décadence d’un petit commerce de cinéma)
Rétrospective :
Tourneur, french lover

Hommage :
Jerry Lewis
Grand bazar  par Florence Maillard
Le comique de notre génération  entretien avec André S. Labarthe – par Florence Maillard

 

Twin Peaks, saison 3
Dale Cooper, Reset  par Thierry Jousse
La promesse  par Jean-Philippe Tessé
Ce que l’amour fait  par Cyril Béghin
Le réveil  par Stéphane Delorme
Bad coupes  par Jean-Sébastien Chauvin

Primitif :  entretien avec Pierre Buffin, créateur des effets spéciaux

Énigmes  Où est Audrey ? – Qu’est-il arrivé à Sarah Palmer ? – Qui est Diane ? – Que symbolise le gant de Freddie ? – L’archive est-elle vivante ? – D’où vient la bête ? – Laura est-elle sauvée ? – Qui rêve ? – Et elle, c’est qui ? – Harry Dean Stanton (1926-2017)
Résumés  Épisodes 9-18
Générique  Le who’s who de la saison 3

Cahier critique :
L’Assemblée  de Mariana Otero – par Laura Tuillier
Les yeux de Marianne  entretien avec Mariana Otero – par Stéphane Delorme & Laura Tuillier
Sans adieu  de Christophe Agou – par Louis Séguin
Avec Christophe  entretien avec Pierre Vinour – par Stéphane Delorme
Va Toto !  de Pierre Creton – par Florence Maillard

Pour le réconfort  de Vincent Macaigne – par Joachim Lepastier

Filmer avec les acteurs  : entretien avec Vincent Macaigne et Pauline Lorillard – par Joachim Lepastier
Brooklyn Yiddish  de Joshua Z. Weinstein – par Ariel Schweitzer

Observer et apprendre :  entretien avec Joshua Z. Weinstein – par Ariel Schweitzer

Notes sur d’autres films :  L’Atelier (Laurent Cantet) – Confident Royal  (Stephen Frears) – Corps et âme  (Ildiko Enyedi) – Détroit  (Kathryn Bigelow) – Happy End (Michael Haneke) – Laissez bronzer les cadavres  (Hélène Cattet & Bruno Forzani) – Mother !  (Darren Aronofsky – Numéro Une  (Tonie Marshall) – Ouvrir la voix  (Amandine Gay) – The Square  (Ruben Östlund) – Le Sens de la fête  (Olivier Nakache & Éric Toledano) – Téhéran Tabou  (Ali Soozandeh) – Tous les rêves du monde  (Laurence Ferreira Barbosa)
Journal
Association  Lussas Global Village
Rencontre : Sana Na N’Hada : Naissance d’une nation

77e Festival national de la FFCV

Le 77e Festival national 2017 a eu lieu au cinéma « Océanic » à Soulac-sur Mer du 28 septembre au 1er octobre 2017. Comme depuis plusieurs années déjà, les films ont été également diffusés en simultané sur MDL.TV.  Notre ami Michel Ferillot représentait, cette année, Territoires et Cinéma.

Dans leur dernière revue « L’Ecran » (septembre), nos amis de la FFCV ont consacré une partie de leurs pages  à nos rencontres de La Rochelle , qu’ils en soient ici encore une fois remercié.

Vous trouverez sur le site de la FFCV le palmarès du Festival 2017, ainsi qu’un lien pour (re)visionner cinq des films primés en 2016.

Accéder au site de la FFCV : ici