La lettre « En Bref » Mars-Avril 2019

Editorial :

« Cinéma et égalité des territoires »
concerne évidemment le public

Comme chaque année sortent les statistiques sur la fréquentation cinématographique. Nous avons souvent publié dans « En Bref » des statistiques sur l’implantation des salles, et montré ainsi les écarts importants entre les départements et les villes. Aujourd’hui les chiffres qui paraissent sur la fréquentation des cinémas par la population, reflètent bien évidemment ces mêmes écarts importants concernant la fréquentation.
Ces chiffres montrent que sur 61 millions de spectateurs âgés de 5 ans et plus, 20 millions ne vont jamais au cinéma. Quant aux autres, ils se répartissent en 3 catégories.

« La Géographie du cinéma » du CNC indique :
« Les spectateurs assidus vont au moins une fois par semaine au cinéma, les spectateurs réguliers y vont au moins une fois par mois (et moins d’une fois par semaine) et les occasionnels au moins une fois par an (et moins d’une fois par mois). Les habitués du cinéma regroupent les assidus et les réguliers. »
Les assidus et les réguliers représentent presque 13 millions de spectateurs et génèrent 134 millions d’entrées, soit en moyenne 10 séances par an. Quant aux occasionnels pour 28 millions de spectateurs ils génèrent les 66 millions d’entrées restantes, soit une moyenne de 4,2 séances par an.

Ces chiffres montrent, comme nous ne cessons de le répéter qu’il y a une marge importante de spectateurs à fidéliser et à reconquérir.

Si les occasionnels rejoignaient les réguliers, nous aurions alors un public global de 41 millions de spectateurs. Et comme la moyenne des réguliers est de 10 séances par an, la fréquentation annuelle passerait de 200 millions à 410 millions. Sans aller jusqu’à ces chiffres largement utopiques, remarquons malgré tout qu’une séance de plus par spectateur et par an apporterait au cinéma 41 millions d’entrées supplémentaires. Quant aux nouveaux spectateurs à conquérir, comme ils sont au nombre de 20 millions, l’ouverture de nouvelles salles, comme la création de circuits itinérants, aboutiraient à un développement du public qu’il est impossible d’estimer.

Vous pouvez lire l’intégralité de la lettre ici

Si vous souhaitez recevoir cette lettre sur votre boite mail merci d’en faire la demande dans la rubrique « commentaires »

HISTOIRE DU CINÉMA : L’AFRHC

Le cinéma a une Histoire et ses Historiens !

Nous vous présentons ce mois-ci l’Association Française de Recherche sur l’Histoire du Cinéma.

https://afrhc.fr/

l’AFRHC rassemble la plupart des spécialistes français de l’histoire du cinéma, ainsi qu’un certain nombre de chercheurs étrangers. Elle a non seulement pour objectif de réunir les historiens qui travaillent sur le cinéma, et de se constituer en lieu d’échange permanent pour débattre et faire connaître les nouvelles recherches en la matière, mais elle s’adresse aussi à tous ceux qui sont intéressés par l’histoire du cinéma.

 

Entre autres activité, elle organise des séminaires dont vous trouverez la présentation du prochain :

 

Séminaire permanent de l’AFRHC

« Nouvelles recherches sur l’histoire du cinéma »

 

Séance du vendredi 10 mai 2019

Institut national d’histoire de l’art (INHA)

2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs, Paris 2e

Salle Fabri de Pereisc (rdc) – 18h-20h

 

 

Christophe Gauthier

« La mise en crise du cinéma français :

Contribution à une histoire de la critique cinématographique »

(années 1930-1940)

 

Les rééditions récentes, complètes ou partielles, des écrits de Lucien Rebatet ont porté les feux sur l’idéologie politique et l’antisémitisme d’un individu. Il convient désormais d’examiner le discours sur le cinéma des années 1935-1944 dans son ensemble afin d’évaluer la part de la contamination xénophobe et antisémite de la critique cinématographique en France, d’en examiner les usages politiques aussi bien que ce qui se joue de manière interne à l’histoire du cinéma (…)

« Les grands squelettes » de Philippe Ramos

L’image a été saisissante. Melvil Poupaud relevé de sa chute s’interroge assis sur un banc. Cela m’a ramené à ce que Michel Audiard disait : « je suis fasciné par ces gens qu’on voit dans les squares, assis sur des bancs, qui regardent leurs chaussures, pendant des heures comme ça. Ces gens-là je m’assois à côté d’eux et j’essaie de leur parler. (…) si ils me racontent leur vie…vous comprenez qu’eu type qui reste comme ça, prostré des heures, il a des problèmes dans la tête, c’est pas un hasard ». A côté de combien de personnes Philippe Ramos a réussi à s’asseoir, à combien a-t-il réussi à parler ? Le film est saisissant pour cette justesse. Au fur et à mesure que le film se déroulait, je pensais en parallèle à ce roman Edouard Dujardin « Les lauriers sont coupés » qui plonge le lecteur dans les pensées profondes, dévoilées, ordinaires, et blessées du personnage principal au cours de ses déambulations d’un soir, entre rencontres amicales, vie parisienne, tourmentes amoureuses. C’est ce que « Les grands squelettes » nous donne à vivre. Evidemment comment ne pas se référer à « La Jetée » car voix off et images fixes composent ce film, mais ici parfois mouvantes, mais ici pour des sujets amoureux, et nous au cœur de leurs fragilités.

Un moment hors du temps, un poème intime.

Céline Recchia

Comme chacun d’entre nous, à la sortie d’un film, vous avez un avis. En quelques lignes -ou beaucoup plus- mettez le en mots et envoyez le nous. Sur notre site la rubrique « L’ombre d’un doute » est destinée à le recevoir.
C’est simple : vous écrivez, vous nous l’envoyez (en indiquant vos prénom et nom) via la messagerie de notre page Facebook ou à l’adresse 7.art@orange.fr et nous le publions. Bien sur nous nous réservons le droit de ne pas publier si nous le jugeons insultant, odieux, dégradant… mais nous vous le dirions !